
Les voyages en avion ont ce don de révéler le meilleur — ou parfois le moins bon — de chacun. Entre espace réduit et promiscuité, la moindre incivilité peut vite gâcher un vol. C’est exactement ce que j’ai vécu récemment, assis près du hublot pour un vol court, pensant m’offrir un moment de calme… jusqu’à ce que le siège devant moi se rabatte violemment vers l’arrière.
Sans prévenir, Clara, une passagère, a décidé de s’installer confortablement — au détriment de mes genoux.
Le choc… au sens propre

Elle ne s’est même pas retournée. Mon genou droit protestait déjà, coincé contre la structure du siège. Gentiment, je me suis penché :
— « Excusez-moi, pourriez-vous redresser un peu votre siège ? C’est très serré. »
Réponse froide :
— « C’est plus confortable comme ça. »
Pas un regard. Aucune hésitation. Je me suis retrouvé prisonnier de ma propre place. J’ai tenté de plier mes jambes, sans succès. La diplomatie ne semblait pas faire partie de ses priorités.
L’intervention de l’hôtesse

Je décide de faire appel à l’équipage. Une hôtesse arrive, polie, souriante :
— « Que puis-je faire pour vous ? »
J’explique calmement la situation. Elle s’adresse alors à Clara :
— « Pourriez-vous relever légèrement votre siège, s’il vous plaît ? Votre voisin est très à l’étroit. »
Clara, visiblement agacée, soupire longuement, se retourne et lâche :
— « J’ai mal au dos. J’ai payé ma place, je m’assois comme je veux. »
L’hôtesse ne bronche pas, mais je perçois dans son regard une légère irritation. Après un soupir exagéré, Clara relève son siège… de quelques centimètres à peine.
— « Tu es content maintenant ? » me lance-t-elle par-dessus son épaule.
— « Mes jambes n’ont pas encore repoussé, mais c’est déjà mieux », réponds-je avec un sourire crispé.
Le retour du siège… et de la riposte
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