Dalida : DerriĂšre les paillettes, la tragĂ©die dâune icĂŽne brisĂ©e par la solitude
Le 3 mai 1987, le temps sâest arrĂȘtĂ© Ă Montmartre. Dans le silence feutrĂ© de sa demeure du 11 bis rue dâOrchampe, Yolanda Gigliotti, plus connue sous le nom de Dalida, tirait sa rĂ©vĂ©rence dĂ©finitive. Ă ses cĂŽtĂ©s, un simple mot : « La vie mâest insupportable, pardonnez-moi ». Trente-neuf ans aprĂšs sa disparition, le mystĂšre et lâĂ©motion restent intacts. Comment cette femme, qui a illuminĂ© les scĂšnes du monde entier et vendu plus de 140 millions de disques, a-t-elle pu succomber Ă une telle dĂ©tresse ?
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Une ascension fulgurante née dans la douleur
Rien ne prĂ©destinait la petite Yolanda, nĂ©e au Caire en 1933, Ă devenir lâicĂŽne absolue de la chanson française. MarquĂ©e par un strabisme qui lui vaudra les moqueries de ses camarades et la perte prĂ©coce de son pĂšre, elle se forge une volontĂ© de fer. SacrĂ©e Miss Ăgypte en 1954, elle sâenvole pour Paris avec des rĂȘves de cinĂ©ma plein la tĂȘte. Mais les dĂ©buts sont rudes : chambres de bonne froides, castings refusĂ©s et solitude urbaine. Câest sa rencontre avec Lucien Morisse, directeur dâEurope 1, qui change tout. Avec « Bambino » en 1956, Dalida explose. La machine Ă succĂšs est lancĂ©e, mais avec elle, une scission irrĂ©versible entre la star publique et la femme privĂ©e.
La malédiction des amours perdues
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