Vous l’avez peut-être déjà ressenti : un engourdissement soudain d’un côté du visage, un bref trouble de l’élocution passager, ou des vertiges qui apparaissent et disparaissent en quelques minutes. Pour beaucoup de personnes de plus de 40 ans, ces épisodes passagers semblent anodins, un simple désagrément passager. Pourtant, des recherches menées par des sources fiables comme la Mayo Clinic et l’American Heart Association montrent qu’il pourrait s’agir d’accidents ischémiques transitoires (AIT), souvent appelés mini-AVC. Ils surviennent lorsque la circulation sanguine vers une partie du cerveau est brièvement interrompue. Bien que les symptômes disparaissent rapidement, ils signalent un risque réel d’AVC complet peu après. Les ignorer peut avoir des conséquences dramatiques, mais reconnaître les signes précocement et adopter des habitudes judicieuses peut faire toute la différence pour préserver votre santé cérébrale.
Et si votre prochain épisode n’était pas aussi passager ? Poursuivez votre lecture : plus loin dans cet article, vous découvrirez des habitudes quotidiennes simples qui, selon les études, peuvent contribuer à réduire le risque d’un accident plus grave.
Qu’est-ce qu’un accident ischémique transitoire (AIT) exactement ? Un AIT (accident ischémique transitoire) est une interruption temporaire du flux sanguin vers le cerveau, provoquant des symptômes similaires à ceux d’un AVC qui disparaissent généralement en quelques minutes ou quelques heures, souvent en moins d’une heure. Contrairement à un AVC complet, il ne cause pas de lésions cérébrales permanentes, ce qui explique pourquoi il est parfois négligé. Cependant, les experts de la santé insistent sur le fait qu’un AIT est un signe d’alerte sérieux. Des études indiquent que jusqu’à une personne sur trois ayant subi un AIT pourrait faire un AVC complet dans l’année qui suit si les problèmes sous-jacents ne sont pas traités, et de nombreux cas surviennent dans les premiers jours.
La bonne nouvelle ? Vous pouvez agir sur de nombreux facteurs de risque. L’âge (après 40 ans) augmente votre vulnérabilité car les vaisseaux sanguins évoluent naturellement avec le temps, mais le mode de vie joue également un rôle.
Signes courants d’un AIT à ne jamais ignorer
Les symptômes apparaissent soudainement et ressemblent à ceux d’un AVC. Pour vous en souvenir, utilisez l’acronyme FAST de l’American Stroke Association :
Affaiblissement du visage : Ressentez-vous un engourdissement ou une asymétrie de votre visage lorsque vous souriez ?
Faiblesse des bras : Essayez de lever les deux bras ; l’un d’eux est-il affaissé ou faible ?
Difficultés d’élocution : Avez-vous des difficultés à parler ou à comprendre les autres ?
Il est temps d’appeler les secours : Même si les symptômes disparaissent rapidement, consultez immédiatement un médecin.
D’autres signes peuvent inclure :
Confusion soudaine ou difficulté à comprendre des choses simples
Troubles de la vision, tels qu’une vision floue ou double dans un œil ou les deux
Vertiges, perte d’équilibre ou difficultés à marcher
Maux de tête intenses sans cause apparente
Ces épisodes sont brefs, mais ne vous y trompez pas. Les recherches montrent qu’une prise en charge médicale rapide après un AIT peut radicalement changer le pronostic.
Mais ce n’est pas tout : de nombreuses personnes négligent des signes plus subtils car ils disparaissent trop vite.
Pourquoi les accidents ischémiques transitoires (AIT) surviennent-ils plus fréquemment après 40 ans ?
Avec l’âge, et surtout après 40 ans, plusieurs facteurs augmentent le risque d’AIT (accident ischémique transitoire) :
L’hypertension artérielle, à la longue, fragilise les artères.
L’accumulation de plaque dans les vaisseaux sanguins (athérosclérose).
Des affections comme le diabète, l’hypercholestérolémie ou la fibrillation auriculaire.
Le tabagisme, le surpoids ou la sédentarité.
Ces facteurs combinés peuvent rétrécir les vaisseaux sanguins ou favoriser la formation de caillots. La Mayo Clinic souligne que si certains facteurs de risque (comme les antécédents familiaux ou l’âge) sont inévitables, en maîtriser d’autres au quotidien a un réel impact.
Voici un bref comparatif des facteurs de risque modifiables et incontrôlables :
Facteurs modifiables : hypertension artérielle, tabagisme, mauvaise alimentation, manque d’exercice, consommation excessive d’alcool.
Facteurs incontrôlables : plus de 40 ans, antécédents familiaux d’AVC, antécédent d’AIT ou d’AVC.
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