L’Union européenne débat mardi de l’accord d’association avec Israël, a annoncé la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas. Déjà évoquée par les Vingt-Sept, la question de la suspension de cet accord s’était heurtée aux réticences de plusieurs États membres, parmi lesquels l’Allemagne.
Publié le : 20/04/2026 – 22:44
Modifié le : 21/04/2026 – 12:55
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FRANCE 24
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Le Premier ministre palestinien Mohammad Mustafa, la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas et le ministre norvégien des Affaires étrangères Espen Barth Eide, à Bruxelles, le 20 avril 2026.
02:10
Les pays de l’UE discutent, mardi 21 avril, de leur accord d’association avec Israël, à la demande de plusieurs d’entre eux, parmi lesquels l’Espagne. “Des États membres ont mis cela sur la table”, a déclaré la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas devant la presse, à la veille d’une réunion à Luxembourg des ministres des Affaires étrangères de l’UE.
L’Espagne a réclamé dimanche la rupture de cet accord d’association, ce qui requiert l’unanimité des 27 États membres de l’UE. La Commission européenne a également proposé une suspension partielle, en mettant entre parenthèses le volet commercial de l’accord, une décision qui peut être prise à la majorité qualifiée des pays de l’Union européenne.
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Interrogée sur ce point, la cheffe de la diplomatie de l’UE a souligné qu’il fallait d’abord “évaluer s’il [était] possible d’avancer” sur les mesures commerciales, “si les États membres souhaitent le faire, ce dont nous allons discuter demain”.
L’UE est le principal partenaire commercial d’Israël, pays auquel l’Allemagne vend notamment des armes. La France et la Suède ont de leur côté réclamé dans une lettre commune de restreindre les importations en provenance des colonies israéliennes installées dans les territoires palestiniens occupés.
“Nous estimons que l’UE doit de toute urgence accroître la pression sur Israël”, indique le texte de cette lettre.
La suspension de l’accord commercial a déjà été évoquée par les 27, mais sans aboutir à un accord faute de majorité, en raison des réticences de plusieurs États membres, parmi lesquels l’Allemagne.
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