L’accord d’association de l’UE avec Israël rediscuté par les Vingt-Sept

“Nous considérons cela comme inapproprié”, a affirmé le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul, à son arrivée à Luxembourg. “Nous devons parler des questions cruciales avec Israël”, mais “cela doit se faire dans un dialogue critique et constructif avec Israël, c’est ce que nous défendons”, a-t-il ajouté.

Une lettre commune demandant un “réexamen” de cet accord
Une éventuelle suspension de l’accord pourrait être rediscutée après les frappes israéliennes “disproportionnées” au Liban et les exactions commises par les colons en Cisjordanie, avait ainsi déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères le 9 avril.

Madrid a de son côté réclamé dimanche la rupture de cet accord d’association, entré en vigueur en 2000, cosignant avec l’Irlande et la Slovénie une lettre adressée vendredi à la Commission européenne et réclamant un “réexamen” de l’accord. “Si nous le faisons pas, notre crédibilité sera perdue”, a déclaré le chef de la diplomatie espagnole José Manuel Albares.

L’attitude des Européens s’est durcie après la guerre à Gaza, les dernières offensives israéliennes au Liban et le vote d’une loi instituant la peine de mort ne visant que les Palestiniens, il y a trois semaines.

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“Que doit-il encore se passer pour que l’Union européenne soit ébranlée par les violations systématiques du droit international et des droits de l’homme commises par Israël”, a ainsi lancé le ministre espagnol.

“Nous devons agir. Nous devons nous assurer que nos valeurs fondamentales sont protégées”, a déclaré la ministre irlandaise, Helen McEntee.

Violences des colons en Cisjordanie
Les chefs de la diplomatie des 27 vont également rediscuter des sanctions contre des colons extrémistes en Cisjordanie, bloquées depuis des mois par un veto de la Hongrie.

“Je pense que la violence des colons et les activités des colons sont sans précédent. Nous n’avons jamais rien vu de tel auparavant”, a indiqué de son côté le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, au côté de Kaja Kallas.

Plusieurs pays de l’Union européenne espèrent un déblocage de la situation après la défaite électorale, le 12 avril, du Premier ministre hongrois, Viktor Orban.

“Je ne parlerai pas au nom du nouveau gouvernement, mais je pense certainement que nous pouvons examiner toutes ces politiques et voir s’ils ont une nouvelle approche”, a indiqué Kaja Kallas.

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