Il tendit son sandwich au chien : « Prends, mon toutou. Mange un peu. Toi, tu en as plus besoin que moi… » Puis il s’allongea sur le banc et ferma les yeux. Le chien finit le sandwich, se blottit contre lui et gémit doucement. Et alors… Tout a une fin, tôt ou tard. Celle de ce « prophète » aussi arriva. À l’âge de quatre-vingts ans, il prit sa retraite. Simplement parce qu’il ne pouvait plus suivre ce rythme effréné. Installé dans son immense demeure au bord de l’océan, il rassembla toute sa grande famille sous le même toit, savourant richesse et calme, jusqu’au jour où… Un ouragan balaya sa maison comme une simple brindille. Seul lui en réchappa. En réalité, ils auraient pu s’en sortir, mais des jours de pluie avaient transformé les alentours en marécage. Le poste de distribution électrique à proximité, avec son générateur, empêcha la coupure du courant. Lorsque les câbles tombèrent sur la maison, ils étaient encore sous tension… Personne ne put s’échapper. Personne, sauf lui. Alors que les secours déblayaient les décombres, cherchant corps et survivants, lui, enveloppé dans une couverture, sandwich en main, attendait sur le banc, prêt pour l’évacuation vers l’hôpital. Il contemplait les ruines de sa maison, le cœur serré. Il comprenait qu’il ne reconstruirait pas. Et pour qui ? Car de toute sa grande famille, il était le seul restant. Toute sa vie, son œuvre, cette entreprise puissante qui rapportait des dizaines de millions à sa famille, n’avait plus aucune valeur. Le regard vers le ciel, il tenta de se souvenir d’une prière, n’importe laquelle… mais les mots ne venaient pas. Il voulait demander à Celui qui, là-haut, décide des destins humains : — Pourquoi ? Pourquoi eux et moi ? Pourquoi pas seulement moi… Mais le ciel demeurait sourd à sa voix. Ce ciel lourd et plombé lui renvoyait un regard sombre, fronçant les sourcils. Une douleur lui saisit la poitrine. Une petite chienne rousse bondit soudain sur le banc et plongea ses yeux dans les siens. — C’est ça, dit-il doucement. Personne… Tu comprends ? Plus personne. Et c’est moi le fautif. C’est moi qui les ai tous réunis ici, croyant à ma toute-puissance. Sur ses joues ridées, des larmes ou des gouttes de pluie coulaient. Le ciel pleurait. Mais qui ? Qui pleurait-il ? Il tendit son dernier sandwich au chien et murmura : — Prends, mon toutou. Mange un peu. Toi, tu en as plus besoin que moi… Puis il se rallongea sur le banc, ferma les yeux. Le chien termina son repas, se blottit contre lui et gémit doucement. Et alors… La suite dans les commentaires 👇👇👇 Voir moins

Il tendit son sandwich au chien : « Prends, mon toutou. Mange un peu. Toi, tu en as plus besoin que moi… » Puis il s’allongea sur le banc et ferma les yeux. Le chien finit le sandwich, se blottit contre lui et gémit doucement. Et alors…

Il tendit un sandwich au chien : — Tiens, mon petit… Toi, tu en as plus besoin. Moi, ça m’est égal maintenant…

Il s’allongea sur un banc et ferma les yeux. Le chien termina le sandwich et se blottit contre lui. Puis…

On raconte qu’un débat éclata au paradis — les anges ne parvenaient pas à se mettre d’accord. Le monde faillit vaciller. Il s’agissait de lui — ancien chef d’une empire d’investissement.

Il « sauvait » des entreprises, mais en réalité, il détruisait, rachetait, fragmentait et revendait. Tout dans les règles, tout légal. Mais derrière, il y avait des vies brisées.

Il devint milliardaire, vécut dans le luxe, jusqu’au jour où un ouragan détruisit tout. Lui seul survécut. Des jours durant, il resta parmi les ruines, couvert d’une couverture, tenant un sandwich — attendant.

L’attente du secours ou de la fin. Il regardait les décombres de sa grandeur passée et comprenait — il n’y avait plus de raison de reconstruire. Pour qui ?

Car de toute sa famille nombreuse, il était le seul restant. Sa vie, son œuvre, cette entreprise qui rapportait des millions, n’étaient plus que des symboles vides de sens.

Il tenta de prier, mais aucun mot ne vint. Il voulut demander : — Pourquoi pas moi ? Pourquoi eux ? Mais le ciel resta silencieux. Seule la douleur dans sa poitrine lui rappelait qu’il était encore vivant.

Soudain, une petite chienne rousse, maigre et sans abri, sauta sur le banc. Elle plongea son regard dans le sien — y reflétant solitude, confusion et culpabilité.

— Je suis seul… C’est ma faute, murmura-t-il en donnant son dernier morceau de sandwich au chien. — Je n’en ai plus besoin. Il s’allongea sur l’asphalte humide, le chien contre lui.

Et soudain — un éclair illumina le ciel. Il se retrouva devant un Livre et un Ange. — Tu as donné aux œuvres, fréquenté les temples… Mais tu as détruit des vies pour du profit, dit l’Ange.

— Penses-tu que cela rachètera tes actes ? L’Ange leva la main : — Oubli. Vide. Tu n’es pas digne… Mais à la lecture des dernières lignes, il s’immobilisa. — Est-ce… vrai ?

Puis il disparut. Bientôt, des anges entourèrent le Livre. Ils disputaient, s’agitaient, se rassemblaient en foule. Les démons observaient avec intérêt. Tout semblait sur le point d’exploser — quand l’Archange apparut.

— Les crimes sont innombrables. Le pardon ne t’est pas accordé, tonna-t-il. — Silence ! Il lut la dernière page, regarda l’homme : — Pourquoi as-tu donné ton dernier morceau au chien ?

— Je ne sais pas. Juste comme ça. Elle avait faim, moi, je m’en fichais. — Juste comme ça ? répéta l’Archange. Il s’assit, songeur. — Nous jugeons selon la Justice Suprême… Attendez, dit-il aux anges.

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