Ils amenèrent une religieuse morte à la morgue, mais lorsque sa robe fut coupée, un message apparut sur sa peau : « Ne pratiquez pas l’autopsie. »
Ce qui suivit ressemblait moins à un miracle qu’à un véritable cauchemar.
Fonseca resta ferme, la main agrippant la porte froide comme pour se raccrocher à quelque chose.

La Mère Supérieure l’observait attentivement, sa voix calme portant sous sa douceur une nuance calculée.
Camilo restait en retrait, figé, les yeux passant nerveusement d’elle au corps.
Malgré son malaise, Fonseca la laissa entrer — à peine. Elle avança sans attendre, sa présence modifiant subtilement l’atmosphère de la pièce.
Dans la salle d’autopsie, elle s’approcha du corps avec une révérence maîtrisée, mais son attention ne se portait pas sur la jeune religieuse ; elle fixait plutôt l’habit, comme si elle cherchait quelque chose de caché.
La nervosité de Camilo attira son regard ; elle remarqua plus que ce qu’elle aurait dû. Fonseca intervint, masquant sa tension, mais l’inquiétude grandissait.
Il se rappela l’avertissement : ne faites pas confiance à la Mère Supérieure.
Alors que sa main planait au-dessus du corps, il ressentit une urgence soudaine. Le choix n’était plus lointain. Le silence signifiait le refus ; parler signifiait le risque.
— Vous ne devriez pas la toucher, dit-il enfin, d’une voix ferme mais calme.
Elle abaissa lentement sa main et croisa son regard. — Pourquoi ? demanda-t-elle doucement.
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