Affaire Patrick Bruel : le récit glaçant d’une hôtesse de l’air qui aurait été entraînée de force dans les toilettes…

500 000 €
Selon Le Monde, c’est le montant de la caution imposée à Patrick Bruel dans le cadre de son contrôle judiciaire.

### Le récit de Karine Viseur renvoie à des faits allégués en 2010

Voici rapproche le témoignage de l’hôtesse de celui de Karine Viseur, attachée de presse belge qui a porté plainte contre Patrick Bruel. Elle accuse le chanteur d’une tentative de viol qui aurait eu lieu le 23 avril 2010 dans les locaux de la RTBF, à Bruxelles.

Couloir de studio télévisé lié à un témoignage
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Dans le documentaire de BFMTV Patrick Bruel : la chute d’une icône ?, cité par Voici, Karine Viseur raconte qu’elle accompagnait l’artiste lors de la promotion du film Comme les cinq doigts de la main. Elle affirme qu’il l’aurait attirée dans des toilettes fermées à clé.

Karine Viseur rapporte notamment ces paroles : « Mais si, tu vas aimer » et « Elles apprécient toutes ». Ces citations sont présentées par Voici comme extraites de son témoignage diffusé par BFMTV.

L’avocate Corinne Hermann, qui représente plusieurs plaignantes selon Voici, avait déclaré sur BFMTV que d’autres plaintes « non prescrites » allaient être déposées. Cette question de prescription reste l’un des points juridiques sensibles du dossier.

Ce que signifie la prescription

Dans les affaires de violences sexuelles, la prescription détermine si des faits anciens peuvent encore être poursuivis. Selon Voici, l’avocate Corinne Hermann a évoqué de nouvelles plaintes « non prescrites », un point qui devra être examiné par la justice.

### Patrick Bruel nie les accusations, l’enquête se poursuit

Selon Le Monde, Patrick Bruel conteste les accusations. La mise en examen ne vaut pas condamnation : elle signifie qu’un juge d’instruction estime disposer d’indices graves ou concordants justifiant la poursuite de l’enquête.

Le contrôle judiciaire encadre désormais la situation de l’artiste pendant l’instruction. D’après Le Monde, il comprend notamment une interdiction de contact avec les plaignantes et une caution de 500 000 euros.

Pour les plaignantes, la suite dépendra des investigations, des auditions et de l’analyse de la prescription pour certains faits allégués. Pour la défense, l’enjeu sera de contester les accusations dans le cadre fixé par la justice et ses avocats.

La suite dépendra désormais du travail des juges d’instruction : auditions, vérification des témoignages, examen des plaintes récentes et appréciation de la prescription pour les faits les plus anciens. Aucune date de prochaine audience n’a été indiquée dans les sources consultées. Les décisions à venir porteront notamment sur l’éventuelle évolution des qualifications pénales et sur les conditions du contrôle judiciaire.

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