Alzheimer, Parkinson, le Professeur Joyeux nous en apprend de belles

Pas de panique, c’est le plus souvent très banal et à mettre sur le compte d’une simple fatigue cérébrale.

Retenez que 60 à 70 % des plus de 65 ans se plaignent d’une façon ou d’une autre de leur mémoire, mais que seulement 4 % développeront une maladie d’Alzheimer.

Si, par contre, vous réalisez que vous n’avez plus beaucoup d’odorat ou que votre palais n’apprécie plus comme avant les bons plats, que votre goût s’est estompé, attention ! Peu de spécialistes savent que la perte de l’odorat est un des premiers signes de la maladie d’Alzheimer, comme du Parkinson, par dégénérescence de neurones situés au niveau du bulbe olfactif.  Ce symptôme s’appelle l’anosmie.

Ce signe est rarement signalé par les malades. Ils ne le connaissent pas, d’autant plus que les médecins ne posent pas la question à leurs patients plus ou moins âgés. Pourtant, il s’agit bien d’un des premiers signes de ces redoutables maladies, même s’il reste inconstant.

La perte de l’odorat, qui peut survenir plus d’une dizaine d’années avant que la maladie ne se déclare, est l’un des premiers et des plus importants symptômes à se manifester. Il affecte de 80 à 90 % des personnes atteintes de l’une ou l’autre de ces deux maladies. Des tests de dépistage basés sur l’odorat et le goût sont déjà à l’étude dans les labos les plus avancés.

Il n’est jamais trop tard pour éviter ou ralentir la perte progressive du goût et de l’odorat. Il existe bien des façons de faire travailler son odorat. L’art de la cuisine en est une forme alléchante. Et ce n’est pas le moindre des bienfaits de l’aromathérapie, aujourd’hui largement démocratisée. Le Pr Joyeux a travaillé également à la mise au point d’une méthode spécifique, la « Thyme Olfactive et Gustative Stimulation » (TOS), qui stimule agréablement et en douceur aussi bien l’odorat que le goût.

En réalité, ce sont tous nos sens (et tous nos organes) qui peuvent montrer des signes d’alerte. Prenez l’état des yeux : cataracte, dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) ou glaucome… sont souvent des signes annonciateurs, en particulier le glaucome, le gérontoxon et le xanthélasma (dépôts d’esters de cholestérol) qui doivent être considérés comme une alerte précoce.

Aux Etats-Unis, les chercheurs travaillent à la mise au point de test d’imagerie rétinienne et de dépistage de l’Alzheimer afin de pouvoir déceler la maladie 10 à 15 ans avant l’apparition de ses premiers symptômes.

3) Pourquoi ne vous parle-t-on jamais de l’excès de calcium ?

La majorité des gens persiste à penser que le calcium est bon pour la santé, il faut donc en consommer un maximum. Surtout des produits laitiers, ces bons produits de nos terroirs…
Ce que l’on ne vous dit pas (ce serait aller à l’inverse de ce qu’on l’on répète depuis des décennies) c’est que l’influence des ions calcium dans la maladie d’Alzheimer a été établie par d’importantes publications internationales. De même des dysfonctionnements importants dans le métabolisme du calcium, comme un déficit en calbindine (une protéine dont la mission est de réguler, certainement freiner l’entrée du calcium au niveau cellulaire), est lié à Parkinson.

Il a été démontré que le calcium joue un rôle dans la production du peptide amyloïde. Les symptômes diminuent si l’on bloque l’un des principaux canaux calciques au niveau des neurones.  Ainsi, le Dantrium (Europe) ou Dantrolène (USA), médicament myorelaxant, abaisserait la quantité de peptide amyloïde en diminuant la concentration de calcium intracellulaire.  De nombreux travaux seront nécessaires pour trouver la molécule idoine mais, avant tout, se pose la question de la consommation excessive de calcium d’origine animale.

4) Les médicaments font le lit de la maladie

Si vous n’allez pas bien dans votre tête, que vous déprimez, dormez mal, vous tracassez pour un rien, êtes sujet à un stress chronique, on vous met vite en garde. On vous assène que la dépression est, au même titre que le tabagisme, l’un des grands facteurs de risque d’Alzheimer notamment. Un facteur qui interviendrait pour plus de 10%. Ce n’est pas faux, mais ce n’est pas complètement juste. Car on oublie d’ajouter que les médicaments délivrés à gogo pour traiter la déprime, l’anxiété, les troubles du sommeil présentent des effets bien plus délétères pour nos capacités cognitives et qu’une consommation quotidienne de psychotropes pendant plusieurs mois augmente le risque de développer une maladie neuro-dégénérative.

On oublie de nous dire que la famille des benzodiazépines nourrit un futur Alzheimer :

– une prise quotidienne pendant 3 à 6 mois augmente le risque d’Alzheimer de 30 % !

– une prise quotidienne pendant plus de 6 mois augmente les mêmes risques de 60 à 80 % !

Autre grande famille de médicaments dangereux pour le cerveau : les anticholinergiques. Cette autre famille comprend des antihistaminiques, des antidépresseurs, des somnifères, anxiolytiques et bien d’autres traitements. Les anticholinergiques sont aussi employés dans le traitement de l’incontinence par impériosité et dans le Parkinson…

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