Canicule en prison : enceinte de 7 mois dans sa cellule de 9 m², elle dénonce une “mise en danger de la vie d’autrui”

Pour Menya-Arab-Tigrine à RTL, “il faut imaginer la température qu’il fait dans 9 mètres carrés, sans climatisation, et les problèmes sanitaires que cela entraîne”. Elle ajoute : “Les vies de ma cliente et de son bébé, depuis la fissure de sa poche des eaux, sont en danger immédiat. Ce n’est pas une mesure de confort ; c’est simplement leur permettre d’échapper à la mort.” L’avocate dénonce aussi des “pressions psychologiques” avec des phrases comme “Tu accoucheras seule dans ta cellule, le bébé sortira tout seul”, alors que les permis de visite au parloir sont censés être transposés à l’hôpital.

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Plainte pénale, contre-arguments de l’administration et suites possibles

La plainte, déposée auprès du procureur de la République, vise notamment l’infraction de mise en danger de la vie d’autrui. L’avocate a aussi saisi la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté et la Défenseure des droits, et demande une expertise médicale en urgence, ainsi que la mise en liberté de sa cliente avant l’accouchement. À défaut, elle réclame au minimum une cellule mieux ventilée, un accès permanent à l’eau fraîche et une surveillance médicale accrue.

L’administration pénitentiaire rappelle que la prise en charge sanitaire des personnes détenues relève “exclusivement des soignants” et affirme que Sarah B. “bénéficie d’un suivi médical adapté à son état de grossesse”. Le centre d’Orléans-Saran dispose d’un quartier “nursery” pour accueillir les mères avec leur bébé jusqu’aux 18 mois de l’enfant, sur décision de l’autorité judiciaire. La détention provisoire de Sarah B. a été décidée par un juge des libertés et de la détention, qui devra aussi se prononcer sur sa demande de mise en liberté à l’approche du terme.

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