Ce matin, je suis sortie dans le jardin, comme d’habitude, pour arroser mes fleurs et vérifier si les chats avaient éparpillé leur litière. Mais dès que j’ai ouvert la porte d’entrée, une odeur nauséabonde m’a envahie. J’ai eu la gorge serrée et un goût métallique dans la bouche. … Article ci-dessous dans le premier (c.o.m.m.e.n.t.a.i.r.e) .

La tension que je portais sans m’en rendre compte s’est apaisée.

L’objet n’avait pas changé, mais ma compréhension de lui, si, et cela changeait tout.

Il n’était plus source de crainte ni d’inquiétude.

C’était simplement un exemple de plus de la complexité et de la richesse de la nature, même dans un lieu que je croyais bien connaître.

Je me suis levée et j’ai fini d’arroser les fleurs, jetant de temps à autre un regard curieux sur le champignon, plutôt qu’inquiet.

Le jardin n’était plus menaçant.

Il m’avait simplement rappelé que familiarité ne rime pas avec complétude.

Il se passe toujours plus de choses sous la surface, toujours quelque chose qui grandit, change ou émerge sans prévenir.

Au fil de la matinée, je me suis surprise à moins penser à l’objet lui-même et davantage à ma réaction face à lui.

Comme mon esprit s’emballe vite face à l’incertitude.

Comme l’inconnu provoque facilement l’hésitation.

Et comme ce malaise se dissipe rapidement une fois que j’ai pris le temps de comprendre ce que je voyais. J’ai réalisé que ce schéma ne se limitait pas aux jardins.

Bien souvent, les situations inhabituelles de la vie provoquent la même réaction : une soudaine inquiétude, un jugement hâtif, une envie de se replier sur soi.

Ce matin-là m’a rappelé que tous les mystères ne sont pas une menace.

Certains sont simplement des invitations à ralentir, à observer de plus près et à apprendre quelque chose de nouveau.

Le jardin n’avait pas changé.

Moi, si.

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