Le silence de la chambre était presque irréel. Seul le bip régulier du moniteur cardiaque rompait la quiétude, tandis qu’une lumière blanche caressait le visage pâle d’Élise. Elle venait de subir une opération de la thyroïde et, malgré la fatigue, son esprit restait vif. Elle n’imaginait pas qu’à cet instant précis, son monde allait basculer.
Le choc derrière les papiers

— Ce sont les papiers du divorce. Il te suffit de signer.
Élise crut d’abord à une mauvaise plaisanterie. Encore groggy par l’anesthésie, elle sentit ses mains trembler.
— Tu plaisantes ? Ici ? Maintenant ?
— Non. J’ai quelqu’un d’autre. Je veux vivre libre, sans avoir à m’occuper d’une femme malade.
Le ton était calme, presque administratif. Comme s’il parlait d’un simple transfert de contrat. Elle aurait voulu crier, mais sa gorge encore douloureuse ne le lui permettait pas. Alors elle prit le stylo d’une main tremblante, signa lentement et murmura :
— Je te souhaite du bonheur.
Marc la remercia froidement et quitta la pièce. La porte se referma. Élise resta seule, le cœur vide, mais le regard étrangement apaisé.
Le retour inattendu du docteur Julien

Quelques minutes plus tard, la porte s’ouvrit à nouveau. Le docteur Julien entra, un bouquet de roses blanches à la main. Meilleur ami d’Élise depuis l’université, il avait aussi été le chirurgien de son opération.
— J’ai croisé ton mari dans le couloir… il avait l’air pressé.
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