Le vieil homme qui collectionnait des vélos cassés
Dans notre quartier vivait un étrange vieil homme qui passait ses nuits à récupérer de vieux vélos cassés dans les poubelles.
Au début, les voisins se contentaient de se moquer de lui.
Mais lorsqu’ils découvrirent ce qu’il fabriquait avec ces pièces abandonnées, plus personne ne rit.
M. Lewis vivait seul dans une maison sombre et délabrée, au bout de la rue. La bâtisse était si ancienne que, même en plein jour, presque aucune lumière ne semblait y entrer.
Les fenêtres restaient toujours fermées. Dans la cour s’entassaient de la ferraille rouillée, des roues tordues et d’étranges pièces mécaniques.
Pendant des jours, M. Lewis ne parlait à personne. Les enfants avaient peur de passer devant chez lui. Les adultes, eux, murmuraient qu’il avait perdu la raison depuis longtemps.
Des sorties nocturnes inquiétantes
Le plus étrange commençait la nuit.
Chaque fois que le quartier s’endormait, M. Lewis sortait de chez lui. Il portait un long manteau usé, un vieux chapeau, et traînait derrière lui un chariot grinçant.
Lentement, il parcourait les rues à la recherche de vélos abandonnés près des bennes à ordures.
Il récupérait du métal rouillé, des roues voilées, des chaînes déchirées et de vieux vélos d’enfants que les gens considéraient comme de simples déchets.
Parfois, il restait immobile devant un vélo pendant des heures, comme s’il l’étudiait. Puis il le soulevait avec précaution et le rapportait chez lui.
Les voisins se moquaient.
— Il est devenu fou…
— Il ramène des ordures dans sa maison…
— Un jour, il mourra enterré sous toute cette ferraille…
Mais personne n’osait observer trop longtemps son garage.
Car la nuit, d’étranges bruits en sortaient.
Le garage aux bruits de métal
On entendait du métal grincer, des explosions d’étincelles, de lourds coups de marteau.
Par moments, on aurait dit qu’une usine entière fonctionnait derrière les portes fermées.
Lorsque des lumières jaillissaient soudain à travers les fissures du garage, certains voisins affirmaient voir des ombres étranges se déplacer sur les murs.
Une femme prétendit même avoir entendu des rires d’enfants dans la cour au milieu de la nuit.
D’autres racontaient avoir vu M. Lewis parler seul dans l’obscurité.
Peu à peu, tout le quartier se mit à le craindre.
Les habitants voulaient savoir ce qui se passait réellement derrière ces portes.
Une nuit, plusieurs hommes du voisinage décidèrent enfin de découvrir la vérité.
Ils s’approchèrent discrètement du garage de M. Lewis.
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