Elle agit comme un pro-oxydant à l’intérieur des cellules cancéreuses, les vidant de leur glutathion (un puissant antioxydant), ce qui entraîne un stress oxydatif fatal et l’apoptose (la mort cellulaire programmée).
Elle inhibe la glycolyse, le processus par lequel les mitochondries cellulaires produisent de l’énergie.
En bloquant cette glycolyse, la vitamine C empêche la synthèse des protéines mitochondriales dans les cellules souches cancéreuses, tout en laissant les cellules saines parfaitement intactes.
Une alternative non toxique face aux lourds effets secondaires
Les médicaments anticancéreux, qu’ils soient expérimentaux ou approuvés, s’accompagnent souvent de graves effets indésirables. Ils peuvent notamment provoquer une thrombocytopénie (une carence en plaquettes sanguines entraînant des ecchymoses et des problèmes de coagulation), une lymphopénie (une baisse des globules blancs qui défendent l’organisme contre les infections) ou encore une anémie.
De plus, le médicament clinique utilisé dans l’étude, le stiripentol, est connu pour causer des nausées sévères, des vomissements et une fatigue intense. À l’inverse, l’administration de vitamine C à haute dose n’a provoqué que de très rares effets secondaires lors des études cliniques.
Bien que les sept substances testées aient freiné la croissance des cellules cancéreuses à divers degrés, les chercheurs ont qualifié les résultats obtenus avec la vitamine C de particulièrement enthousiasmants. L’équipe a conclu que la vitamine C constituait un nouvel agent prometteur et a appelé à mener davantage de recherches pour l’intégrer en complément des thérapies conventionnelles, afin de prévenir la croissance et la récidive des tumeurs.
« La vitamine C est bon marché, naturelle, non toxique et facilement disponible, l’avoir comme arme potentielle dans la lutte contre le cancer serait donc une avancée significative », a souligné le Dr Lisanti.
Il est important de noter que, comme dans la plupart des études démontrant les propriétés anticancéreuses de cette molécule, les chercheurs ont utilisé des doses massives de vitamine C administrées par voie intraveineuse. Cette thérapie est aujourd’hui proposée dans certaines cliniques de traitement alternatif et holistique à travers le monde.
Pourquoi la médecine conventionnelle ignore-t-elle cette découverte ?
Rappelons que la vitamine C s’est révélée 1 000 % plus efficace que le 2-DG pour cibler les cellules souches cancéreuses. Si cette molécule avait été développée par l’industrie pharmaceutique, ces résultats feraient sans doute la une de tous les journaux. Pourtant, les instances dirigeantes de la médecine conventionnelle restent globalement silencieuses.
Pour les experts en santé naturelle, la raison est évidente : en tant que nutriment naturel, la vitamine C ne peut pas être brevetée. Elle est peu coûteuse et facile à produire. Il n’y a donc aucune incitation financière pour les cliniques spécialisées à la promouvoir, alors que les traitements chimiothérapiques génèrent des profits colossaux.
Cette indifférence est d’autant plus frustrante que de nombreuses études ont déjà démontré l’efficacité et la non-toxicité de ce nutriment, y compris les travaux pionniers du scientifique Linus Pauling, lauréat du prix Nobel. Une étude japonaise a même montré que la vitamine C permettait de réduire la mortalité des patients atteints de cancer de 25 %. Par ailleurs, d’autres recherches complémentaires ont confirmé sa capacité à inhiber les tumeurs chez l’animal et à détruire un large éventail de lignées cellulaires cancéreuses.
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