“C’est digne d’admiration. Je suis émue par le courage de mes consœurs”, a-t-elle lancé d’une voix tremblante. Mais très vite, le ton est devenu plus sombre : “Chaque jour qui passe nous prouve à quel point ni les femmes ni les enfants ne sont protégés dans notre pays. J’ai peur pour mon fils, j’ai peur pour les enfants de mon amie, j’ai peur pour les vôtres. J’ai peur et j’ai perdu confiance en mon pays.” Des mots lourds, qui résonnent comme un constat accablant.
Et la chanteuse qui est hypersensible poursuit ensuite sans détour : “Nos engagements semblent tellement minuscules par rapport aux besoins qui sont les nôtres et on ne se sent pas écouté. Il y a une espèce de cri et on a l’impression d’avoir une assemblée de sourds face à nous.” Pour elle, la situation est d’autant plus incompréhensible que la France dispose des moyens pour agir. “C’est dramatique”, a-t-elle martelé, les larmes aux yeux.vLes propos d’Olivia Ruiz, aussi crus que sincères, rappellent que le combat pour la protection des plus vulnérables comme les femmes et les enfants est loin d’être gagné en France. Alors que l’affaire Patrick Bruel continue de choquer, son intervention résonne comme un appel à l’éveil des consciences. En effet, il y a quelques jours seulement, mercredi 24 juin, le journal de 20 heures de TF1 a diffusé le récit troublant de l’une des femmes qui accusent le chanteur d’agression sexuelle. Reste à savoir si ces mots, portés par une artiste engagée, feront bouger les lignes. Une chose est sûre : ils ne laisseront personne indifférent.
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