Il y a des phrases qui résonnent comme des coups de tonnerre. Des mots simples, presque nus, mais chargés d’une intensité qui glace le sang.
« Je me suis dit : c’est à ce moment-là que je vais mourir. »
Ces mots, c’est Isabelle Nanty qui les prononce. Pour la première fois depuis le terrible accident de la route qui a failli lui coûter la vie. Pour la première fois, elle accepte de briser le silence. Et son témoignage bouleverse déjà.
Ce mardi 27 janvier 2026, à 8h15, la comédienne sera l’invitée exceptionnelle de Marc-Olivier Fogiel sur RTL. Une interview rare, annoncée comme unique, où l’actrice de 64 ans revient sur l’enfer qu’elle a traversé depuis le 12 septembre dernier.
La nuit où tout a basculé
Ce soir-là, sur l’autoroute A10, le destin d’Isabelle Nanty se fracture brutalement. Un accident de la route d’une violence extrême. En quelques secondes, tout ce qu’elle était, tout ce qu’elle projetait, se retrouve suspendu à une question terrifiante : survivra-t-elle ?
Transportée en urgence, l’actrice entre dans un tunnel médical dont elle ne sait pas encore quand, ni comment, elle sortira. Les diagnostics tombent, lourds, implacables. Côtes brisées, blessures multiples, atteintes graves. Et surtout, cette menace constante, obsédante : la tétraplégie.
« J’ai compris que je pouvais ne plus jamais marcher. Ne plus jamais bouger. »
Pendant des semaines, Isabelle Nanty vit avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Chaque jour est une bataille. Chaque nuit, une épreuve.
Quatre mois à l’hôpital, le corps entravé, l’esprit en alerte
« Miraculée et encore marquée physiquement », c’est ainsi que Marc-Olivier Fogiel décrit son invitée. Sur les rares photos dévoilées, l’actrice apparaît fragile, le cou maintenu par une minerve qu’elle ne peut quitter. Un symbole fort de cette période où son corps ne lui appartient plus vraiment.
Quatre mois d’hospitalisation. Quatre mois loin des plateaux, loin des projecteurs, loin de la vie normale. Isabelle Nanty apprend à patienter, à attendre, à accepter l’immobilité forcée. Elle confie avoir connu la peur brute, primitive, celle qui vous saisit quand vous réalisez que tout peut s’arrêter.
« Il y a des moments où je me demandais si je me réveillerais le lendemain. »
Frôler la mort, regarder la vie autrement

Ce n’est pas seulement le corps qui souffre. C’est aussi l’esprit qui vacille. Dans cette interview, Isabelle Nanty raconte comment la proximité de la mort a bouleversé son regard sur l’existence.
Chaque détail prend une autre valeur. Chaque respiration devient précieuse. Chaque visite, chaque message, chaque sourire compte plus que jamais.
« Quand on a cru mourir, on ne regarde plus rien de la même façon. »
La comédienne évoque avec une grande lucidité ces instants où elle s’est sentie « entre deux mondes ». Ni tout à fait vivante comme avant, ni prête à partir. Une zone grise, silencieuse, profondément marquante.
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