L’actuel chef de l’État, Emmanuel Macron, n’arrive qu’en 8e position avec 13 %, au coude-à-coude avec Fabien Roussel, le communiste bon vivant. Ce score modeste illustre une érosion de sa capacité à susciter la sympathie, bien qu’il conserve un socle politique solide.
Jean-Luc Mélenchon, quant à lui, est relégué à la 17e place avec seulement 8 %. Le tribun de La France insoumise, souvent perçu comme clivant ou autoritaire, semble peu incarner une figure de détente ou de convivialité dans l’esprit des sondés.
En queue de classement, on retrouve Yaël Braun-Pivet (8 %), Gérard Larcher (4 %) et surtout François Bayrou, lanterne rouge avec un score famélique de 3 %. Des personnalités moins exposées ou associées à une posture institutionnelle, parfois distante, qui peinent à susciter l’enthousiasme.
Une hiérarchie des affects politiques
Ce classement n’est pas un baromètre électoral, mais il éclaire autrement les dynamiques d’opinion. Il révèle à quel point la sympathie, la proximité perçue, le style de communication et l’image personnelle jouent aujourd’hui un rôle fondamental dans l’attachement des Français à leurs dirigeants.
Les figures qui arrivent en tête partagent une posture maîtrisée, un ton posé et une présence médiatique forte. Le sondage, mené auprès de 1 000 personnes entre le 16 et le 19 mai 2025, reflète cette recherche de convivialité et de personnalité rassurante, loin des polémiques ou des dogmatismes.

