Un journaliste sportif d’I télé nous dit « Oui mais on ne va pas se poser la question à chaque exploit ». Il nous révèle par la qu’il a peur pour sa raison d’être et la raison d’être des commentateurs du sport. Sont-ils armés pour poser les termes du débat et leur emportement, leur déni ou ne sont-ils pas justement la preuve du contraire ?
Ont-ils la possibilité d’interroger cette exigence de performance hors normes qui est l’ingrédient principal de l’événement sportif ? Imbriqués dans les balbutiements maintenant déjà bien entamés d’une nouvelle détermination de l’humain qui se nomme et que vous feriez bien d’aller interroger, ils jouent mi complices, mi victimes au jeu du pas pris pas peur qui est en train soit de tuer le cyclisme, soit d’en faire le porte étendard de nouvelles règles du sport qui pourraient s’imposer à tous et qui accepteraient le dopage comme un élément constitutif de départ.
Tous les concurrents y auraient droit, comme ils ont droit de boire ou comme ils ont l’obligation de porter une tenue distinctive. Et comme le spectacle l’exigerait ou que la dureté de l’épreuve l’exigerait cela serait admis au départ, le reste, c’est-à-dire la décision, le résultat, seraient donc la résultante ou bien de l’irréductible talent personnel ou bien de la meilleure technique d’amélioration des performances utilisée au même titre que la roue lenticulaire, que la préparation physique et musculaire ou la forme du guidon.
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