La maison « oubliée » de Louis de Funès, où il est mort et la vérité effrayante qui se cache derrière, quelle est sa valeur nette

La maison « oubliée » de Louis de Funès, où il est mort et la vérité effrayante qui se cache derrière, quelle est sa valeur nette

Louis de Funès reste sans conteste l’un des visages les plus familiers et les plus aimés du cinéma français. Pourtant, derrière ses grimaces légendaires et ses colères comiques qui déclenchaient l’hilarité des foules, se cache une histoire bien plus complexe, faite de pudeur, de travail acharné et de mystères soigneusement entretenus.

Sa mort, le 27 janvier 1983, à l’âge de soixante-huit ans, n’a pas donné lieu à un hommage national, comme si la République hésitait encore à reconnaître la portée de cet artiste qui avait pourtant su rassembler, mieux que quiconque, toutes les générations dans les salles obscures. Ses funérailles eurent lieu dans la plus stricte intimité, dans le petit village du Cellier, près de Nantes, où il résidait avec sa famille. Cette discrétion étonna beaucoup. Comment expliquer qu’un homme qui avait fait rire la France entière disparaisse presque en silence ?

LE CHATEAU DE LOUIS DE FUNES - YouTube

Le contraste est d’autant plus frappant que Louis de Funès était, de son vivant, l’acteur le plus rentable du cinéma français. Avec des succès tels que La Grande Vadrouille, Fantômas, Les Aventures de Rabbi Jacob ou encore la série des Gendarmes de Saint-Tropez, il avait attiré des millions de spectateurs.

 

Ses films figuraient parmi les plus gros succès du box-office, et beaucoup dépassaient la barre symbolique des dix millions d’entrées. À ce titre, il incarnait non seulement un comédien populaire, mais aussi un véritable pilier économique du septième art hexagonal. Pourtant, malgré ce triomphe incontestable, l’homme demeurait en retrait, presque méfiant vis-à-vis du monde du spectacle.

Issu d’une famille d’origine aristocratique espagnole, Louis Germain David de Funès de Galarza avait grandi dans un univers modeste, marqué par une éducation stricte. Élève discret et peu studieux, il s’orienta d’abord vers une école de commerce qu’il abandonna rapidement. C’est dans la musique qu’il trouva un premier refuge, jouant du piano dans les bars de Pigalle pour gagner sa vie.

 

Là, au milieu de l’indifférence générale, il affûta son sens de l’observation et ses dons pour la caricature. Ses mimiques, qui amusaient ses collègues et les clients, deviendraient plus tard sa marque de fabrique. Mais ce n’est qu’après de longues années de rôles secondaires, dans les années 1940 et 1950, qu’il parvint enfin à s’imposer sur le grand écran, notamment grâce à Pouic-Pouic en 1963, puis au premier Gendarme de Saint-Tropez en 1964. Dès lors, le succès fut fulgurant.

Derrière la caméra, cependant, l’homme se révélait très différent du personnage qu’il incarnait. Rigoureux, exigeant, perfectionniste jusqu’à l’obsession, il contrôlait chaque détail de ses films. Rien ne lui échappait : mise en scène, cadrage, dialogues, tout devait correspondre à sa vision.

La maison abandonnée de Louis de Funès, là où il est mort, et sa valeur nette - YouTube

Certains réalisateurs témoignèrent de ses colères, mais aussi de son professionnalisme implacable. Cette rigueur s’étendait également à la gestion de ses affaires personnelles. Louis de Funès surveillait attentivement ses contrats, vérifiait les droits d’exploitation de ses œuvres, et refusait toute signature hâtive. Loin d’être un homme de mondanités, il fuyait les soirées parisiennes, préférant la quiétude de sa famille et de son château du Cellier, où il cultivait également une passion secrète pour l’horticulture et les roses.

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