Son entourage et ses habitudes quotidiennes ont fait l’objet d’un examen minutieux et inédit après l’annonce brutale de sa mort, le 25 juin 2009. Le public a commencé à découvrir les détails terrifiants et souvent déconcertants de ses dernières heures, tandis que l’onde de choc initiale se propageait à travers le monde. On a établi qu’une surdose fatale de propofol, un anesthésique chirurgical très puissant généralement réservé aux environnements hospitaliers ou cliniques strictement réglementés, était la cause directe de son décès. Le personnel médical surnomme parfois ce sédatif mortel le « lait de l’amnésie » en raison de son aspect épais, opaque et blanc.
L’enquête qui a suivi a révélé une vérité très troublante sur les conditions de vie et de traitement de Jackson. Finalement, le Dr Conrad Murray, médecin personnel de l’artiste, a reconnu lui avoir fréquemment administré ce puissant anesthésiant à son domicile pour soigner son insomnie chronique. Il a également admis qu’en dernier recours, pour tenter de faire dormir l’artiste avant sa tournée de retour, éprouvante physiquement, il avait mélangé du propofol à plusieurs autres sédatifs puissants, tels que le lorazépam et le midazolam. Lors du procès, largement médiatisé, des médecins spécialistes et des toxicologues ont témoigné que cette dangereuse association de médicaments pouvait altérer considérablement les fonctions respiratoires et cardiaques, nécessitant une surveillance continue par du personnel qualifié équipé de matériel de réanimation.
Cette catastrophe a suscité l’étonnement et l’incrédulité au sein de la communauté médicale. Le propofol ne doit pas être utilisé comme somnifère pour traiter l’insomnie persistante ; son usage devrait être réservé aux anesthésistes dans un cadre clinique strictement réglementé. Le public a été consterné d’apprendre qu’un médecin puisse administrer un médicament aussi intrusif et dangereux dans une chambre à coucher, ce qui a déclenché de vifs débats sur l’éthique médicale.
Le tribunal a conclu que le Dr Murray avait bafoué les normes médicales les plus élémentaires lors de la procédure pénale. Il a négligé d’utiliser les dispositifs de surveillance appropriés, tels qu’un moniteur de fréquence cardiaque en continu ou un oxymètre de pouls, et a laissé Jackson seul sous l’effet de puissants sédatifs. Le médecin a été reconnu coupable et condamné à une peine de prison après que l’accusation a démontré avec succès que cette négligence flagrante constituait un homicide involontaire. Le procès a mis en lumière les conséquences mortelles de l’accès illimité aux médicaments sur ordonnance, les dangers de la dépendance aux célébrités et le comportement contraire à l’éthique de certains professionnels de la santé prêts à franchir les limites professionnelles pour s’enrichir et asseoir leur pouvoir.
Au-delà de la tragédie personnelle de
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