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L’eurodéputée a ensuite écrit sur X que “sur la base de fuites illégales, j’ai dû subir des accusations m’imputant la possession de plusieurs drogues. Ces accusations sont totalement fausses”, a-t-elle tonné, précisant que seule la présence de CBD avait été constatée, “ce qui est parfaitement légal”.

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Une source proche du dossier avait indiqué qu’une petite quantité de drogue de synthèse avait été trouvée dans le sac de l’eurodéputée. “La fouille des effets de Rima Hassan a révélé la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, NDLR), sur lesquelles elle a été interrogée”, a indiqué le parquet à l’issue de la garde à vue. “Ces éléments sont disjoints et feront l’objet d’une procédure distincte.”

“Police politique”, “harcèlement judiciaire”
Le placement en garde à vue de Rima Hassan a suscité une levée de boucliers dans les rangs de La France Insoumise. Jean-Luc Mélenchon a dénoncé une “police politique”, tandis que Manon Aubry, autre eurodéputée du mouvement, a fustigé un “harcèlement judiciaire”.

Rima Hassan est mise en cause dans six autres procédures, que le parquet ne souhaite pas commenter car elles sont “toujours en cours”. Treize autres procédures menées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne ont été classées sans suite “après recherche des contextes dans lesquels ont été tenus les propos contestés, audition de l’intéressée ou jonction de ses explications fournies dans le cadre d’autres procédures voisines, et analyse de l’ensemble de ces éléments”. La plupart concernaient des posts ou d’autres propos, signalés par l’OJE, d’autres organisations ou des députés.

Porte-drapeau de la cause palestinienne, Rima Hassan ne cache pas ses positions très radicales sur l’État d’Israël, qu’elle qualifie de “terroriste”, et multiplie les messages polémiques. Elle avait été mise sur le devant de la scène par LFI au moment des élections européennes de 2024, où l’envoyer à Bruxelles était devenu un des principaux arguments de campagne des insoumis.

Elle a également fait la une en embarquant à deux reprises à bord de bateaux en direction de la bande de Gaza, pour dénoncer un blocus humanitaire. Elle avait été temporairement détenue par les forces israéliennes après l’interception du navire.

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