L’image que nous avons tous de lui est indélébile. Celle d’un homme au sommet de sa force physique, capable de soulever sa partenaire à bout de bras au-dessus de sa tête. Un torse sculpté par des années de danse et de combat. Un regard perçant qui a fait chavirer le cœur de millions de spectateurs. Patrick Souez n’était pas seulement une star de cinéma.
Il était pour toute une génération l’incarnation de la vitalité, de la virilité sensible, ce mélange rare de grâce et de puissance brute. Johnny Castle dans Dirty Dancing, Sam dans Ghost, Body dans Pointbre Break. Il semblait immortel. Pourtant, la dernière image que le monde a eu de lui était tragiquement différente.

Un homme de 57 ans, le visage émacié, le corps ravagé par une bête implacable, mais dont les yeux brillaient toujours de cette même intensité féroce. Ce que Patrick Souz a emporté dans sa tombe et surtout les derniers mots qu’il a prononcé avant de rendre son dernier souffle raconte une histoire bien plus puissante que n’importe lequel de ces films.
C’est l’histoire d’un guerrier qui a combattu ses propres démons bien avant de combattre la maladie. C’est l’histoire d’un amour absolu et d’une dualité déchirante, celle de l’homme le plus fort d’Hollywood qui cachait une fragilité de porcelaine. Restez avec nous, car ce que vous allez découvrir sur les derniers instants et la vie secrète de Patrick Souz risque de changer à jamais la façon dont vous regarderez ces films.
Mais avant de plonger dans l’intimité du petit Phéniix du Texas, prenez une seconde pour cliquer sur le pouce bleu. est un petit geste pour vous, mais pour nous, c’est le seul moyen de faire vivre la mémoire de ces légendes. Merci infiniment. Pour comprendre la fin, il faut revenir au tout début car Patrick Souez n’est pas né acteur.
Il a été sculpté presque brutalement pour devenir une machine de performance. Né août 1952, sous le soleil impitoyable de Houston, au Texas, Patrick Wayes Wes débarque dans une famille où l’excellence n’est pas une option, c’est une obligation de survie. Son père Jessie Wayne Swez est un homme doux, un dessinateur industriel, un rock silencieux.
Mais la véritable tornade de la maison, c’est sa mère Patsi. Pats Souz n’est pas une maman gâteau, c’est une chorégraphe de renommée mondiale, une femme d’une exigence terrifiante. Imaginez un instant grandir dans une maison où votre mère est aussi votre professeur, votre commandant en chef et votre critique la plus sévère. Dès l’âge de trois ans, le petit Buddy, comme on l’appelait affectueusement, est mis à la barre de danse.
Mais attention, nous sommes au Texas dans les années 50. Pour un garçon, faire de la danse classique, c’est comme peindre une cible dans son dos. Patrick vit un enfer à l’école. Il se fait traiter de tous les noms. On le bouscule, on le frappe. Si la fille, les insultes pleuvent. Mais ce que ces agresseurs ignorent, c’est que Patsi ne forme pas seulement des danseurs, elle forment des guerriers.
Blessé, humilié, Patrick rentre un jour à la maison en pleur. Sa mère ne le console pas comme on pourrait s’y attendre. Elle l’inscrit aux arts martiaux, karaté, aikido, tekondo. La dualité fondamentale de sa vie n’est ici dans la poussière de Houston. Le matin, il apprend la délicatesse du mouvement, la grâce absolue du balai.
L’après-midi, il apprend à briser des oses et à neutraliser un adversaire en quelques secondes. Il devient ceinture noire. La prochaine fois que les brutes de l’école tentent de l’approcher, elle ne trouve plus la petite ballerine qu’elle pensait connaître, mais un combattant redoutable capable de les mettre au tapis sans froisser sa chemise.
Cette période forge son caractère, une discipline de fer, une tolérance à la douleur quasi inhumaine et ce besoin désespéré de prouver qu’il est un homme, un vrai malgré ses collants de danse. Il excelle partout : football américain, plongeon, athlétisme. Il est le Golden Boy. Mais cette quête de perfection a un prix. Son corps est son instrument, mais il est aussi son martyre.

La première grande tragédie de sa vie frappe alors qu’il est au sommet de sa jeunesse. Nous sommes en 1972. Patrick a 20 ans. Il a déménagé à New York. Il est magnifique, talentueux, prêt à conquérir le monde du balai. Il est pressenti pour devenir le prochain barishnikov. Mais lors d’un entraînement, le destin se brise avec un bruit sec. Son genou lâche.
Pas une petite entorse, non. Une destruction totale. Imaginez la scène, le rêve de toute une vie qui s’effondre en une fraction de secondes. Les médecins sont formels. Non seulement il ne dansera plus jamais au niveau professionnel classique, mais une infection staphyocoxique massive s’installe. La situation est critique.
On parle d’amputation. Patrick Souez, l’athlète parfait, risque de perdre sa jambe. Il s’en sortira miraculeusement, mais le balai, son premier amour, c’est fini. C’est le premier deuil de sa vie. Quitter le balai a créé un vide en moi que j’ai passé des années à essayer de combler, dira-t-il plus tard. Et comment comblé on un vide quand on est un souhaise ? Par le travail acharné.
S’il ne peut plus être le meilleur danseur du monde, il sera le meilleur acteur du monde. Il redirigeait cette énergie furieuse vers Hollywood. Mais là encore, les débuts sont brutaux. On le trouve trop beau, trop lisse, on ne le prend pas au sérieux. Il enchaîne les petits rôles, fait de la figuration, danse dans des parcs d’attraction pour Disney.
Il vit avec sa femme, Lisanimi, qu’il a rencontré alors qu’elle n’avait que quze ans et lui dans l’école de danse de sa mère. Leur amour est fusionnel, absolu. Elle est la seule qui le connaît vraiment, la seule qui voit la faille derrière l’armure. Le tournant arrive en 1983 avec Outsider de Francis Ford de Copola.
Il joue le grand frère, le dur à cuire. Il prouve qu’il a de la présence, mais c’est en 1987 que la bombe explose. Un petit film à petit budget dont personne ne voulait vraiment. Un film qui a failli finir directement en vidéo cassette. Ce film c’est Dirty Dancing. Si vous avez déjà frissonné en entendant “On ne laisse pas bébé dans un coin,” je vous invite à mettre un petit like sur la vidéo maintenant.
Ça nous aide énormément. Le tournage de Dirty Dancing est loin d’être le conte de fée que l’on voit à l’écran. Patrick souffre le martyre, son genou, cette vieille blessure de guerre, le torture. Lors de la célèbre scène où il saute du tron d’arbre dans la forêt, il atterrit mal. La douleur est aveuglante. Son genou enfle instantanément.
Les médecins veulent l’arrêter. Il refuse. Il se fait ponctionner le liquide du genou en coulisse, sert les dents et retourne tourner la scène finale. Ce saut de l’ange légendaire avec une jambe qui tient à peine. C’est ça Patrick Souez. La souffrance est silencieuse. Le spectacle doit continuer. Le succès est planétaire.
Il devient instantanément l’homme le plus désiré de la planète. Mais avec la gloire viennent les ténèbres. La mort de son père Jessie en 1982 avait déjà ouvert une brèche. Jessie était son ancre, son modèle de calme. Sa disparition soudaine d’une crise cardiaque. À 57 ans, retenait bien ce chiffre. 57 ans plonge Patrick dans un désarroi total.
Pour anesthésier la douleur de ce deuil et la pression écrasante d’Hollywood qui veut le figer dans le rôle du beau gosse romantique, Patrick se tourne vers un faux ami, l’alcool. C’est le début d’une descente aux enfers que peu de gens ont vu à l’époque. L’homme qui incarne la santé et la force à l’écran bois pour oublier qu’il ne se sent pas à la hauteur.
Il confier plus tard. J’avais cette insécurité énorme. Je ne me sentais pas assez bien. L’alcool a nourri ma mélancolie. Il devient fonctionnel. mais dépendant. Pourtant, sa carrière atteint des sommets vertigineux. En 1990, il bouleverse le monde avec Ghost. Qui aurait cru que le dur à cuire de Rodaos, film où il insiste pour faire ses propres cascades de combat, finissant couvert de bleu et de sang chaque soir, pouvait faire pleurer la terre entière avec une scène de poterie.
Ghost révèle sa sensibilité à fleur de peau. La scène où il dit dito idem à demi-mour n’est pas joué, elle est vécu. Il puise dans la douleur de la perte de son père pour incarner ce fantôme qui ne peut pas dire à Dieu. C’est cette authenticité qui nous transperse le cœur. Il ne joue pas la tristesse, il est la tristesse.
Mais la vie, cruelle scénariste, lui réserve une autre épreuve dévastatrice. Patrick et Lisa rêvent de fonder une famille. Ils essaient désespérément et un jour le miracle semble arriver. Lisa est enceinte. Patrick est aux anges. Il écrit dans son journal qu’il a hâte de devenir le meilleur papa du monde, de transmettre tout ce que son père lui a appris. Puis le drame, fausse couche.
Le rêve se brise. Ils entendent le silence là où il devait y avoir des battements de cœur. La douleur est si intense que Patrick plonge encore plus profondément dans l’alcool. C’est une blessure qu’il ne cicatrisera jamais vraiment. Le guerrier invincible est impuissant face à la mort d’un enfant qui n’est jamais né. Malgré tout, il continue.
Il tourne point break où il saute en parachute pour de vrais, défiant les assurances, cherchant l’adrénaline pour se sentir vivant, pour fuir ses démons. Il tourne la cité de la joie en Inde, une expérience spirituelle qui le change profondément mais ne guérit pas tout. En 199, il frôle la mort de près. Très près. Lors du tournage de Letter from à Killer, il est à cheval.
Le cheval s’emballe. Patrick est projeté contre un chaîne. L’impact est terrifiant. Ses deux jambes sont brisées. Quatre tendons de son épaule sont arrachés. Il est en miette. Encore une fois, la douleur physique est insoutenable. Il doit réapprendre à marcher. On le définit. Mais Patrick Souez est fait d’un alliage indestructible.
Il se relève, il se bat, il arrête de boire définitivement après une intervention de sa femme qui fait ses valises et menace de le quitter s’il ne va pas en cure. Il choisit l’amour, il choisit Lisa. Il devient sobre, se retire dans son ranch, élève ses chevaux arabes, renoue avec la nature. Il semble avoir enfin trouvé la paix.
C’est alors en janvier 2008 que le destin frappe son coup le plus cruel. Cela commence de manière banale. Nous sommes le soir du nouvel an. Patrick boit du champagne. Il ressent une brûlure étrange comme de l’acide dans son estomac. Il ne s’inquiète pas trop, pense à une indigestion mais la sensation persiste. Puis il se regarde dans le miroir.
Le blanc de ses yeux à jeunit. Le diagnostic tombe comme un couprès froid et métallique. Cancer du pancréas. Stade 4. Pour ceux qui ne le savent pas, le cancer du pancréas est l’un des plus agressifs, des plus sournois. Au stade 4, les statistiques sont terrifiantes. Le taux de survie est quasi nul. Les médecins lui donnent quelques semaines, peut-être quelques mois.
La réaction de Patrick, il ne s’effondre pas. Il se tourne vers son médecin et demande où est-ce qu’on signe pour le combat ? C’est ici que commence le dernier acte, le plus héroïque de sa vie. Au lieu de se cacher, au lieu de passer ses derniers jours dans un lit d’hôpital, Patrick Souez décide de travailler. Il signe pour une nouvelle série The Beast, un rôle physique dur, un agent du FBI torturé.
Il refuse de prendre des analgésiques sur le plateau. Pourquoi ? parce qu’il dit que cela enlèverait le tranchant de sa performance, que cela voilerait son regard. Imaginez un instant, il a un cancer qui lui dévore les organes de l’intérieur. Il suit une chimiothérapie brutale le weekend et la semaine.
Il court, saute, tire et joue la comédie par des températures glaciales à Chicago sans aucun médicament contre la douleur. Il dira cette phrase qui me hante encore : “Je continue à rêver d’un futur. Un futur avec une vie longue et saine, pas vécu dans l’ombre du cancer mais dans la lumière. Il perd du poids à vue d’œil. Son visage iconique se creuse, mais son charisme lui reste intact.
Il ne veut pas qu’on le voit comme une victime. Je suis juste un individu vivant avec le cancer, martelet-il. Il veut être défini par ses actions, pas par sa maladie. Les tabloïdes sont immondes. Il publie des photos de lui affaibli, titre Patrick Souz a 5 semaines à vivre tous les mois. Patrick les lit et en rage.
Il se bat pour chaque jour, chaque heure. Il déjoue tous les prics. On lui donnait 3 mois. Il tient un an, puis un an et demi. Il écrit ses mémoires avec Lisa. Il veut laisser une trace, dire sa vérité. Il parle de son père, de ses regrets, de son amour pour la vie. Il sait que la fin approche, mais il refuse de baisser les bras. Septembre 2009.
Le corps a atteint ses limites. Le cancer s’est propagé aux foi. Patrick est dans son ranch, cet endroit qu’il émettant, entouré de ses chevaux, de la nature sauvage du Nouveau-Mexique et surtout de Lisa. Les derniers jours sont empreints d’une douceur déchirante. Patrick est allité, trop faible pour se lever.
Mais sa conscience est là par intermittence. Lisa, son âme sœur, celle qui a partagé 34 ans de sa vie, ne quitte pas son chevet. Elle lui tient la main, cette main qui l’a fait tournoyer tant de fois. Vient le moment fatidique. Le lundi 14 septembre 2009, Patrick sombre doucement dans le coma. Lisa est là. Elle décrit ce moment avec une pudeur et une émotion qui transcende les mots.
Elle s’allonge près de lui, prend sa main, sans son pour ralentir. C’est là que les derniers mots prennent tout leur sens. Ce ne sont pas des mots de colère ni de peur. Ce sont les mots d’un homme qui a tout compris. Juste avant de glisser dans l’inconscience finale, Patrick regarde Lisa.
la suite dans la page suivante