Comment réagir ?
Plutôt que de minimiser son ressenti, reconnaissez-le et encouragez-le en douceur : « Il y a peut-être quelque chose que tu aimais avant et que tu pourrais essayer à nouveau, sans aucune pression ? »
« Vide » : une absence de sensations

Dire « Je me sens vide » exprime une déconnexion profonde avec ses émotions et le monde extérieur. Ce sentiment d’isolement peut être extrêmement douloureux.
Comment réagir ?
Une présence bienveillante est primordiale. Proposer une activité simple, ou simplement être là sans forcer la conversation, peut déjà faire une énorme différence.
« Sans valeur » : une estime de soi anéantie
« Je suis sans valeur », « Je ne sers à rien »… Ces phrases traduisent une profonde dévalorisation de soi.
Comment réagir ?
On peut être tenté de rassurer immédiatement avec un « Mais si, bien sûr que tu vaux quelque chose ! », mais cela peut sembler superficiel. Préférez des questions ouvertes : « Tu ressens ça en ce moment, mais y a-t-il un moment où tu t’es senti différemment ? »
« Triste » : une mélancolie qui ne s’efface pas
Dire « Je suis triste » peut paraître banal, mais dans le cadre d’une dépression, cette tristesse est omniprésente et accablante.
Comment réagir ?
Écouter et reconnaître cette douleur sans chercher à l’effacer tout de suite est déjà un soutien immense. Encourager à consulter un professionnel, tout en montrant que l’on est présent, est essentiel.
« Fatigué » : un épuisement qui dépasse le physique

« Je suis fatigué » n’est pas une simple plainte liée au manque de sommeil. En dépression, cette fatigue est à la fois physique, mentale et émotionnelle.
Comment réagir ?
Plutôt que de conseiller simplement de se reposer, proposez une aide concrète : accompagner la personne chez un médecin, suggérer une courte marche, ou tout simplement être présent.
Comment réagir face à ces mots ?
Entendre un proche exprimer ces sentiments peut être déstabilisant. L’important est de ne pas minimiser son ressenti et d’éviter des phrases comme :
- « Ce n’est pas si grave »
- « Allez, pense à autre chose »
Que faire à la place ?
Écouter sans juger. Reformuler ses propos pour montrer que l’on comprend. Encourager doucement à consulter un professionnel.
Conclusion
Votre présence et votre bienveillance peuvent constituer un premier pas vers l’amélioration.