Les principales classes de médicaments susceptibles d’entraîner une démence au fil du temps

Prévention : La solution repose sur une réévaluation rigoureuse des traitements médicamenteux (avec déprescription), l’adoption d’une alimentation bénéfique pour le cerveau (comme le régime méditerranéen ou cétogène) et le recours à des traitements non médicamenteux pour les affections courantes.

Médicaments dangereux : Attention !

Parmi les groupes de médicaments les plus alarmants liés aux troubles cognitifs figurent ceux qui possèdent des propriétés anticholinergiques. Ces médicaments interfèrent avec l’activité de l’acétylcholine, un neurotransmetteur essentiel à la contraction musculaire, mais surtout, et c’est le plus important pour notre propos, indispensable au traitement de nouvelles informations, à la consolidation des souvenirs et au maintien de l’attention.

1. Médicaments anticholinergiques

Lorsque l’acétylcholine est bloquée, les voies de communication responsables de la mémoire et de l’apprentissage ralentissent, voire se détériorent complètement. Cet effet est souvent immédiat, provoquant une confusion ou un délire passagers. Cependant, des études longitudinales ont établi un lien entre une exposition chronique et une incidence significativement plus élevée de démence diagnostiquée.

Parmi les médicaments courants ayant des effets anticholinergiques, on peut citer :

suite page suivante

Antihistaminiques de première génération : tels que la diphenhydramine (Benadryl) et l’hydroxyzine, souvent utilisés pour les allergies ou les troubles du sommeil.

Certains antidépresseurs : en particulier les antidépresseurs tricycliques (ATC) plus anciens.

Médicaments contre l’hyperactivité vésicale : tels que l’oxybutynine.

Certains antispasmodiques : utilisés pour traiter les crampes d’estomac.

Certains médicaments contre la maladie de Parkinson : ils peuvent aggraver les troubles cognitifs.

Si vous prenez ce type de médicaments pendant une période prolongée, surtout si vous êtes âgé ou présentez d’autres facteurs de risque de maladies cérébrales, le risque de développer des troubles de la mémoire est considérablement accru, car ces médicaments privent les centres d’apprentissage du cerveau de leurs neurotransmetteurs essentiels.

2. Benzodiazépines

Les benzodiazépines, comme l’alprazolam (Xanax), le diazépam (Valium) et le lorazépam (Ativan), constituent une autre classe de médicaments à utiliser avec précaution. Elles sont couramment prescrites pour l’anxiété, l’insomnie et les crises d’épilepsie.

Les benzodiazépines agissent en potentialisant l’effet du GABA (acide gamma-aminobutyrique), principal neurotransmetteur inhibiteur (calmant) du cerveau. Bien qu’efficaces pour la prise en charge à court terme des crises d’épilepsie, leur utilisation prolongée ralentit fondamentalement le système nerveux central. Plusieurs études à grande échelle ont systématiquement associé leur usage chronique à un risque accru de démence, probablement parce qu’elles perturbent les cycles de sommeil profond nécessaires à la consolidation de la mémoire et modifient l’architecture globale de l’activité cérébrale.

3. Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP)

Suite page suivante

la suite dans la page suivante

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *