Dans un premier temps, les chercheurs ont analysé l’effet de la solution de bicarbonate de sodium sur des rats atteints d’une maladie rénale, puis sur des rats sains, qui ont servi de groupe témoin.
C’est alors que les chercheurs ont remarqué que le nombre de cellules M1 dans les reins diminuait, tandis que le nombre de cellules M2 augmentait.
Les mêmes progrès ont été observés chez les rats atteints d’insuffisance rénale et chez les rats sains. Cette avancée a conforté l’hypothèse selon laquelle le bicarbonate de sodium pourrait influencer la réponse inflammatoire au niveau cellulaire.
Lorsque des chercheurs ont recruté des étudiants en médecine en bonne santé et leur ont demandé de boire une solution de bicarbonate de soude, ils ont constaté que les effets anti-inflammatoires de la substance se manifestaient à la fois dans la rate et dans le sang :
« Le passage d’un état inflammatoire à un état anti-inflammatoire se produit partout. Nous l’avons observé dans les reins, dans la rate, et maintenant nous l’observons dans le sang périphérique. »
« Un moyen sûr de traiter les maladies inflammatoires ? »
L’une des principales conclusions des auteurs est que les cellules mésothéliales transmettent des signaux anti-inflammatoires.
La théorie existante supposait que les signaux étaient transmis aux cellules correspondantes via le nerf vague – un long nerf crânien qui communique avec le cœur, les poumons et divers organes de l’abdomen.
Cependant, des expériences ont invalidé cette théorie. La tentative des scientifiques de sectionner ce nerf n’a pas affecté le comportement des cellules mésothéliales. Au contraire, il s’est avéré que ces cellules communiquaient plus directement avec les organes qu’elles tapissaient qu’on ne le pensait auparavant.
O’Connor et son équipe s’en sont rendu compte lorsqu’ils ont observé que le déplacement de la rate affecte le revêtement des cellules mésothéliales et que les signaux qui modulent la réponse inflammatoire sont perdus.
« Nous pensons que les signaux cholinergiques (acétylcholine) qui, nous le savons, interviennent dans cette réponse anti-inflammatoire ne proviennent pas directement du nerf du vide qui innerve la rate, mais des cellules mésothéliales qui forment des connexions avec la rate », explique O’Connor.
Les résultats de l’étude commencent à répondre à la question de savoir pourquoi le bicarbonate de soude peut aider à traiter les maladies auto-immunes, notamment l’arthrite, et des recherches plus approfondies sur ces mécanismes pourraient permettre d’optimiser les résultats obtenus avec ce composé couramment utilisé.
« Il s’agit potentiellement d’un traitement très sûr pour les maladies inflammatoires », conclut M. O’Connor.
Si vous souhaitez consommer du bicarbonate de soude, il est préférable de le prendre à jeun, mais pas le matin. En effet, si vous le prenez pendant un repas, des molécules de protéines non digérées peuvent se retrouver dans vos intestins ; il est donc préférable de le prendre en milieu de journée (une heure avant le déjeuner) ou une heure après le dîner.
Commencez par 1/8 de cuillère à café, puis augmentez progressivement jusqu’à 1/4 de cuillère à café. Un surdosage se manifestera par une sensation d’essoufflement ou une accélération du rythme cardiaque après la consommation. Ne consommez pas de bicarbonate de soude si vous présentez déjà une réaction alcaline, car une trop grande quantité peut entraîner des effets indésirables, notamment un infarctus ou une alcalose.
En cas de doute, consultez votre médecin avant de consommer du bicarbonate de soude afin de vérifier votre taux de sodium. Idéalement, vos taux de potassium, de magnésium et de sodium devraient être équilibrés. Remarque supplémentaire : si vous prenez des compléments alimentaires ou des médicaments pour la thyroïde, leur absorption peut être perturbée.