Marine Le Pen en larmes : “C’est fini !” Voir plus

L’opposition pointe l’absence du gouvernement

La réaction ne s’est pas fait attendre. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a fustigé sur X (ex-Twitter) : « Ils étaient où, les macronistes ? Gabriel Attal absent ! À une voix près, Horizons, LR et l’extrême droite votent ensemble la fin de l’accord de 1968 avec l’Algérie. »
Même ton du côté des écologistes. Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste à l’Assemblée, a dénoncé « cette voix qui nous a manqué pour faire barrage au Rassemblement national », soulignant que le Premier ministre lui-même figurait parmi les absents de l’hémicycle.
Quant à Mathilde Panot, cheffe des députés de La France insoumise, elle a parlé d’« un texte raciste voté grâce à l’absence des macronistes », s’indignant d’un vote qui, selon elle, « ouvre une brèche dangereuse dans le pacte républicain ».

Un texte hautement symbolique, sans effet juridique immédiat

S’il n’a aucune portée législative directe, ce vote n’en demeure pas moins hautement symbolique. La résolution invite le gouvernement à dénoncer l’accord de 1968, un texte diplomatique qui accorde certains avantages administratifs aux Algériens en matière de circulation, de travail et de regroupement familial.
Pour le RN, cet accord est « obsolète » et « déséquilibré ». Marine Le Pen y voit « une victoire du bon sens et de la souveraineté nationale ».
Mais pour la gauche, le texte porte un tout autre message : « c’est un signal xénophobe envoyé à la communauté algérienne de France », estime un député écologiste, rappelant que cet accord est avant tout un instrument de coopération entre les deux États.

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