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La politique d’accueil des États-Unis pointée du doigt
Cette arrivée chaotique des Irakiens est un énième épisode des interrogations entourant cette Coupe du monde, organisée conjointement par le Mexique, le Canada et les États-Unis. Ces derniers, où se déroulent la majorité des matches, sont régulièrement accusés de ne pas jouer le jeu de l’accueil à bras ouverts de la planète football, le temps de la compétition.
L’Iran en a fait les frais. Après le début de la guerre entre Washington et Téhéran, la question de la venue de la “Team Melli” s’est transformée en feuilleton. Les Iraniens, qualifiés sur le terrain, ont renoncé à leur camp de base à Tucson (Arizona) pour être logés à Tijuana, au Mexique. Ils ont obtenu seulement ce week-end les visas nécessaires à leur entrée sur le territoire américain pour disputer leurs matches de poules à Los Angeles et Seattle.
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Mais les membres de l’encadrement ne peuvent pas tous en dire autant. Une quinzaine d’accompagnants se sont vus opposer un refus, dont le président de la fédération iranienne Mehdi Taj, qui a servi au sein des Gardiens de la révolution, une organisation considérée comme terroriste par Washington.
Journalistes et supporters personae non gratae ?
Samedi, l’Association internationale de la presse sportive (AIPS) a également alerté la Fifa sur les difficultés auxquelles étaient confrontés plusieurs journalistes d’Afrique ou du monde arabe pour obtenir des visas, malgré une accréditation en bonne et due forme par l’instance régissant le football mondial. Une situation “inacceptable” pour l’association.
Pour les supporters, le rêve américain peut également tourner au cauchemar. Les supporters d’Haïti sont privés de déplacement sur le sol des États-Unis en raison des restrictions mises en place par l’administration Trump. À l’heure actuelle, seuls les membres du staff, les joueurs et leur cercle familial resserré sont admis.
De manière plus surprenante, des supporters écossais ont connu une mésaventure similaire. Vendredi, plusieurs d’entre eux l’ont contée sur les réseaux sociaux après avoir constaté que leur autorisation Esta, l’exemption de visa pour voyager aux États-Unis, avait été révoquée.
La fête a bien du mal à commencer.
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