Patrick Bruel : provoquant l’indignation, ce geste aurait révélé sa véritable nature au moment où il répondait aux accusations de violences sexuelles émanant de 30 femmes, dont Flavie Flament : « Ces femmes-là… »

Et puis c’est vrai que Mourad Batique parlait du temps long de la justice effectivement 2 ans 3 ans 4 ans avec avant un possible renvoi et je parle bien d’un possible renvoi parce que tout ça est hypothétique. Avant ça il y a aussi de la même manière et de la même hypothèse une possible mise en examen. On parlait de sa présence sur scène au théâtre Édouard 7 ou de sa tournée.

La seule personne aujourd’hui qui peut l’interdire lui interdire de se produire sur scène, c’est justement un juge d’instruction qui déciderait de le mettre en examen sous contrôle judiciaire avec comme mesure d’interduire de se produire. Pourquoi ? Parce que on le voit dans ce dossier, les accusations des femmes portent sur des faits qui se sont produits en marge de son activité professionnelle alors qu’il était sur scène dans les loges où il faisait venir des masseurs des masseuses pardon.

On peut estimer que le juge pourrait dire bah voilà s’il y a un risque de réitération alors qu’il se produit sur scène, on va lui interdire. C’est déjà arrivé. Jean-Luc Lé par exemple quand il a été mis en examen sur pour viol interdit pendant un certain temps de se produire sur scène. Il faut expliquer aussi à ceux et celles qui nous regardent ce que c’est que cette affaire dit des masseuses et ça nous permet aussi de parler des autres plaines parce que c’est vrai que dans ce texte Patrick Bruel on a le sentiment qu’il répond surtout à la plainte de

Flavie Flamont. Que disent les autres femmes et euh où l’effet se serait produit s’ils sont avérés ? Vincentig alors dans plusieurs endroits et c’est vrai que cette histoire des massages ou des salons de massage revient régulièrement, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que cette affaire-elà, elle a déjà fait l’objet d’une procédure qui était justement euh instruite à Nanterre.

Plusieurs femmes avaient déposé plainte pour des faits de nature sexuelle. On parle d’exhibition sexuelle, de harcèlement sexuel. Euh commis alors qu’il était en train de se faire masser. Des plaintes avaient été déposées en en 2019. Elles ont été classées sans suite parce que l’infraction était insuffisamment caractérisée.

Euh or aujourd’hui ces femmes, elles ont de nouveau déposé plainte mais cette fois-ci devant un juge d’instruction directement, ce qui Mourad Batique le disait va entraîner l’ouverture d’une information judicire. C’est-à-dire qu’on va réexaminer euh ces accusations là à la lumière de quoi ? la lumière aussi de tous les témoignages qui ont été produits depuis dans la presse et ailleurs et puis on va les réexaminer justement avec les nouvelles informations dont on ne disposait pas forcément à l’époque où elles ont été instruites.

J’ai beaucoup hésité avant de m’exprimer. Il commence ce texte avec cette phrase “Depuis de mois, je choisis de réserver ma parole à la justice, mais je ne peux plus laisser dire sans réagir des choses aussi contraires à ce que je suis et se propager des allégations, des rumeurs parfois absurdes et écurantes.

Et là, 5e ligne, j’ai rencontré Flavie Flamand dans les années 90.” Donc, on sent bien qu’effectivement c’est cette plainte déposée par Flavie Flamand qui a accéléré sa décision de de parler en fait. Et il y a deux façons de lire en fait. Voilà cette actualité là. On peut on peut se réjouir finalement que la libération de la parole de Flavie Flamand entraîne une espèce de mouvement et qui permet de faire la lumière sur les accusations qu’elles soi fondées ou infondées du reste.

Et puis on peut aussi regretter que finalement les personnes anonymes qui ont déposé plainte n’ont pas eu le même retentissement médiatique, n’ont pas eu euh l’occasion à des journalistes de poser la question à la procureur de Paris aujourd’hui, n’ont pas eu un message de Patrick Bruel sur les réseaux sociaux.

Elles doivent aussi le vivre un peu douloureusement en disant “Ah bah oui, quand Flavie Flamand dépose plainte, Patrick Bruel prend la parole sur les réseaux sociaux. Moi, j’ai déposé plainte il y a 2 mois. J’ai pas eu un seul message. Il y a ça aussi qui rentre dans la lecture qu’on peut faire des derniers événements.” On va regarder des images amateurs de Patrick Bruel hier soir sur scène, on en parlait où il joue dans la pièce de Samuel Benchetrit.

C’est au théâtre Édouard 7. Bonsoir Laurent Valig, j’ai presque oublié votre nom. Ça fait tellement longtemps qu’on s’est vu, je suis désolée. Bonsoir Laurent Valdiguet. Qu’est-ce qui vous interpelle vous dans cette prise de parole de Patrick Bruel ? Qu’est-ce que vous retenez de ce texte ? C’est vrai que il a choisi l’attaque.

C’est une défense de l’attaque. En réalité, il aurait pu choisir la fuite, l’évitement, dire que il ne s’était pas qu’il n’avait eu aucune relation avec Flavie Famand. C’est ce qui avait fait Jardieu dans les dans les dans les nombreuses plaintes dont il avait été la cible. Euh là, il a choisi de dire “Ben oui, on a une relation, une brève histoire, ça pourrait être le titre d’un film, on a eu une brève histoire.

Euh c’est leur récit, ça va être parole contre parole.” Donc là, c’est une c’est une défense qui qui consiste à dire “Bah, en deux mots, elle ment.” Ah bah, c’est c’est pire que ça. Cette histoire est fausse, il le dit. Je sais simplement que cette histoire est fausse. Donc ça veut dire oui, Flavi Flamand ment et on est vraiment sur deux versions contradictoires sur des faits qui datent de 35 ans.

Donc on le disait pour pour pouvoir les corroborer aujourd’hui, ça va être extrêmement compliqué sauf à avoir une multitude de témoignages qui vont penser soit d’un côté soit de l’autre. Mais même les témoignages enfin qu’est-ce qu’on va tirer des témoignages 35 ans après ? Personne n’était dans cette chambre.

En tout cas Flavie Flamand dit pas qu’il y avait des témoins. Donc personne ne sait ce qu’il s’est passé. pas même elle d’ailleurs qui ne décrit pas, qui ne précise pas euh l’acte supposé qui dit voilà, il y a un blackout et je me souviens de des souvenirs à partir de mon réveil. Donc en réalité, elle ne décrit rien. Et c’est pour ça que cette histoire de prescription qui est prolongée avec la nouvelle loi de 2018 et qui consisterait à aller dans le sens des victimes, c’est extraordinaire pour les victimes.

C’est extraordinaire pour pouvoir les amener devant un tribunal et ne pas leur mettre un mur enfranchissable en disant “C’est prescrit, circuler, il y a rien à voir.” Mais en réalité dans le même temps, ça pose des questions parce que l’effectivité de l’application du droit et l’effectivité des enquête, elle mène plus ou moins à rien.

Qu’est-ce que va donner cette plainte infiné ? Elle ne décrit rien parce que elle ne se souvient plus. C’est ce qu’elle dit. Lui dit cette relation ne fut ni violente, ni contrainte, ni sournoise. Il n’y a eu ni viol, ni drogue. Je ne l’ai jamais maltraité ni abandonné devant un hôtel. Seule concession, elle concerne l’âge Laurent Valdiguier, il dit “Je comprends que notre différence d’âge puisse faire réagir aujourd’hui.

” Et il y a cette phrase aussi intéressante qui interpelle. “Je comprends aussi que la notoriété ou le statut peuvent biaiser une relation de séduction.” Mais parce qu’en fait toutes ces histoires, il y a il y a toujours dans dans les même quand les faits sont très anciens, il y a toujours plein de petits cailloux blancs. H les petits cailloux blancs, c’est qu’une femme qui a été agressée il y a 20 30 ans, dans toutes ces histoires, il y a toujours ces cailloux blancs.

C’est-à-dire, c’est l’appel à une maman. Vous saz dans dans le dans une dans une des enquêtes d’une des masseuses, les policiers se sont rendus compte qu’effectivement juste après le passage de Patrick Bruel, elle avait appelé sa mère, ce qui était très rare [raclement de gorge] chez elle. Donc il y a souvent l’appel à la maman, il y a souvent la confession à une copine.

Et en fait ces petits caillou blancs, ce sont des gens qui pendant ces années, que ça soit 10, 20 ou 30 ans, ces gens qui n’ont jamais été appelés, qui n’ont jamais rien dit et qui aujourd’hui vont témoigner, ben que le récit aujourd’hui de Flavie Falemand ou d’une autre, je je parle en général, que le récit d’une femme qui dit aujourd’hui avoir été victime de viol et ben en réalité, elle l’a toujours eu. C’est pas subi.

C’est pas parce que c’est c’était il y a 30 ans que tout d’un coup elle elle je parle en général que tout d’un coup elle aurait ce souvenir là. Elle en a parlé et en général elles en ont parlé souvent au petit ami. Il y a eu des événements forts dans leur vie où c’est remonté où ça fait ça fait l’objet de parole et tous ces petits cailloux blancs.

Alors en plus dans le cas de Patrick Bruel, il y a un autre concept juridique qui est la sérialité. La sérialité, ça veut dire qu’aujourd’hui la justice considère que quand il y a plusieurs affaires sérielles avec des faits à peu près identique, des soupçons à peu près identiques, un mode opérateur à peu près identique, on peut faire une série.

Alors là, on parle de viol aujourd’hui. Elle a aussi fait ça à propos de tueurs en série. Et ça, cette nouvelle notion juridique adossé à celle des témoignages anciens, ben ça peut faire des procès. Merci à tous les trois. Et il y a aussi une chose, un point sur lequel il est catégorique, c’est qu’il dit qu’il continuera à exercer son métier.

Ça aussi avec le même dévouement et la même passion. C’est les derniers mots de son communiqué. De trois fois, c’est la chute de son communiqué. Effectivement.

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