À 64 ans, Nagui admet ENFIN ce que nous soupçonnions tous.

Pendant plus de trente ans, il a été la ponctuation de nos soirées, le métronome de nos divertissements et le visage d’une réussite que l’on croyait sans faille. À 64 ans, Nagui, l’homme aux mille sourires, l’infatigable chef d’orchestre de N’oubliez pas les paroles et de Taratata, vient de laisser échapper une vérité que beaucoup pressentaient sans oser la nommer. Derrière l’éclat des projecteurs et le tumulte des applaudissements, le silence a fini par reprendre ses droits, révélant la vulnérabilité d’une icône qui, pour la première fois, accepte de regarder son propre vide en face.
L’armure d’un enfant de l’exil
Pour comprendre le malaise qui habite aujourd’hui l’animateur, il faut remonter bien avant les plateaux de télévision, dans la poussière dorée d’Alexandrie. Né en Égypte d’un père professeur et d’une mère enseignante, Nagui a connu très tôt le poids de l’arrachement. L’exil vers la France n’a pas été qu’un voyage géographique ; ce fut une rupture identitaire. À l’école, le petit garçon au prénom inhabituel comprend vite qu’il est “différent”. Ni tout à fait d’ici, ni plus vraiment de là-bas.
C’est dans cette faille que s’est construite l’armure. L’humour est devenu son bouclier, la parole son arme de séduction massive. “Faire rire pour ne pas être rejeté, parler pour ne pas laisser le silence dire qui je suis”, semble avoir été son mantra. Ce besoin vital d’être accepté, de prouver qu’il mérite sa place sur le sol français, a été le moteur d’une ambition dévorante. Mais comme toute armure portée trop longtemps, elle finit par peser un poids insupportable.
La réussite comme anesthésique

La carrière de Nagui ressemble à une ascension irrésistible. De la radio libre aux sommets de l’audimat, il a tout conquis. Pourtant, chaque succès semblait être une nouvelle couche de maquillage sur une blessure ancienne. À Radio Nova, puis sur les grandes ondes, il a découvert la puissance de la voix : un espace où l’origine s’efface derrière le talent. Mais la télévision, plus brutale, lui a rappelé que l’image est un combat de tous les instants.
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