À Tchouhouïv, dans la région de Kharkiv, une “attaque ennemie” a tué une femme de 22 ans et deux hommes de 56 et 70 ans, a indiqué le gouverneur militaire de la région, Oleg Synegubov. À Kharkiv même, les frappes ont fait 15 blessés, a ajouté cette source.
Le service des Situations d’urgence a aussi revu à la hausse le bilan d’une frappe russe survenue lundi à Zaporijjia, grande ville du sud de l’Ukraine, qui a fait désormais deux morts et 32 blessés.
Une personne a aussi été tuée dans la région de Soumy (nord), une autre dans celle de Nikopol (sud) et une troisième dans celle de Kherson (sud) au cours de la journée de lundi.
Selon l’armée de l’air ukrainienne, la Russie a tiré un total de 166 drones à longue portée et deux missiles au cours de la nuit, dont 146 drones ont été interceptés.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a eu lundi une conversation téléphonique “très positive” avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, afin d’essayer de relancer les négociations pour trouver une issue à la guerre en Ukraine.
“Je suis reconnaissant de leur volonté de travailler de la manière la plus active possible, dans les semaines à venir, pour redonner un élan à la diplomatie visant à mettre fin à la guerre de la Russie contre l’Ukraine”, a indiqué Volodymyr Zelensky, sur ses réseaux sociaux, après cet appel. “Nous comprenons que l’attention du monde entier soit focalisée sur la situation autour de l’Iran. Mais notre objectif commun de paix en Europe reste à l’ordre du jour”, a-t-il poursuivi, ajoutant avoir eu cette conversation “très positive” alors qu’il effectuait une escale aérienne en Moldavie.
À voir aussi
José Manuel Albares : “Nous soutenons l’Ukraine pour qu’elle gagne la guerre et surtout la paix”
“Nous avons discuté des perspectives dans le cadre du sommet du G7 (attendu en France mi-juin, NDLR) et d’autres événements en juin”, a-t-il ajouté, précisant avoir fourni à ses interlocuteurs des informations sur les “intentions” de Moscou.
Possibilité d’une visite à Kiev
Le dirigeant ukrainien a évoqué à plusieurs reprises la possibilité d’une visite des deux émissaires à Kiev, ce qui serait une première depuis le début de l’invasion russe à grande échelle, en février 2022. Début juin, il a regretté que l’organisation de cette visite prenne “beaucoup de temps”, tout en reconnaissant que l’Iran était pour l’heure “le problème numéro un” de Washington.
Ces derniers mois, plusieurs cycles de négociations sous l’égide des États-Unis n’ont pas réussi à rapprocher Kiev et Moscou d’un accord, le processus s’enlisant davantage à mesure que l’attention de Washington se déplaçait vers l’Iran.
La semaine dernière, Volodymyr Zelensky a proposé à son homologue russe Vladimir Poutine une rencontre en tête-à-tête afin de négocier une sortie du conflit. Mais Vladimir Poutine a rejeté cette idée, exigeant un accord final avant toute rencontre.
À voir aussi
Vincent Jauvert : ” Vladimir Poutine vit la période la plus difficile de son règne”
Le pouvoir russe exige du gouvernement ukrainien des concessions politiques et territoriales, notamment un retrait complet de la région de Donetsk (est). Des exigences rejetées par Kiev, qui les assimile à une capitulation.
Les bombardements russes font quasiment chaque jour des morts et des blessés dans des zones résidentielles en Ukraine. Kiev réplique en frappant régulièrement des cibles en zone occupée, mais également en territoire russe. Depuis l’invasion russe massive de l’Ukraine, lancée en février 2022, au moins 15 850 civils ont été tués et 44 800 blessés dans ce pays, selon le dernier décompte de l’ONU établi en avril.
la suite dans la page suivante