Un père ôte la vie à son fils après avoir découvert qu’il est g…Voir plus

À Rocca di Papa, au sud de Rome, un père de 62 ans a abattu l’homme qu’il tenait pour responsable de la mort de son fils, cinq ans après les faits. Derrière ce geste extrême se dessine le portrait d’un homme brisé par le deuil et épuisé par une procédure judiciaire aux rebondissements contradictoires. L’affaire divise profondément l’opinion publique italienne et relance le débat sur les défaillances de la justice.

En bref

  • —Un fils tué pour une dette de 25 euros en 2020
  • —L’accusé acquitté, condamné, puis remis en liberté
  • —Le père a attendu sa victime à la sortie d’un parc

Une mort absurde au point de départ

Tout commence par une somme dérisoire : 25 euros. C’est pour cette dette que Giuliano Palozzi, 34 ans, a été violemment agressé. Le jeune homme a sombré dans un coma de cinq mois avant de succomber à ses blessures en juin 2020, à Rocca di Papa, une commune située au sud de Rome.

Une mort absurde au point de départ
Image d’illustration © Toptenplay

Son père, Guglielmo Palozzi, se retrouve alors face à une douleur immense et à une seule certitude : il veut que l’homme responsable de la mort de son fils réponde de ses actes devant la justice. Ce combat va durer cinq longues années.

25 €
C’est la dette dérisoire à l’origine de l’agression fatale de Giuliano Palozzi en 2020, point de départ de cinq années de drame judiciaire et familial.

Un parcours judiciaire aux décisions contradictoires

Franco Lollobrigida, l’homme accusé d’avoir frappé Giuliano, a connu un parcours judiciaire particulièrement instable. Acquitté en première instance, il a ensuite été condamné en appel à dix ans de prison pour homicide involontaire aggravé, en mai 2024.

Un parcours judiciaire aux décisions contradictoires
Image d’illustration © Toptenplay

Mais un recours devant la Cour de cassation lui a permis de recouvrer la liberté. C’est cette décision que Guglielmo Palozzi a vécue comme une injustice insupportable, selon son propre avocat, Fabrizio Federici.

Ce dernier a confié : « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé : j’aurais pu m’attendre à un geste imprudent de la part de Guglielmo après l’acquittement, mais plus maintenant, quelques mois après la condamnation en appel. Ce qui est sûr, c’est que la douleur de la perte de son fils a été véritablement atroce. »

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