Cette « maturité » cache souvent un mécanisme de survie appelé parentification émotionnelle.
Elle apparaît lorsque les parents, fragilisés (dépression, séparation…), ne peuvent répondre à leurs besoins émotionnels et s’appuient sur l’enfant.
Pour préserver le lien, l’enfant devient alors un « parent de ses parents ».
Il développe une hypervigilance relationnelle, apprend à décoder les émotions et adopte un rôle de « petit adulte ».
Cette adaptation, parfois valorisée, a un coût :
· À court terme : stress, anxiété et charge mentale importante.
· À long terme : perfectionnisme, épuisement émotionnel et difficultés à construire des relations équilibrées, avec une tendance à jouer le rôle de « sauveur ».
Une question de santé mentale:
Reconnaître la parentification est essentiel, car elle constitue un facteur de risque pour la santé mentale.
À l’âge adulte, il est souvent nécessaire de réapprendre à identifier ses propres besoins et à poser des limites, parfois avec l’aide d’un professionnel.
la suite dans la page suivante