Larissa héritait d’un appartement, d’une maison de campagne et d’une somme d’argent, à condition de vivre un an dans la maison avec Semion Volkov, à qui revenaient un garage et une voiture.
L’histoire de sa grand-mère l’émut profondément : pour la protéger d’un père criminel, elle avait simulé son abandon et avait passé toute sa vie à la rechercher.

Pour la première fois, Larissa comprit qu’elle n’avait jamais été rejetée : elle avait été aimée. Elle renonça à l’avortement et choisit de repartir à zéro.
Au village, elle fit la connaissance de Semion — un jeune homme sérieux, ironique, proche de sa grand-mère. La tension fut immédiate, mais Larissa proposa une trêve :
« J’ai besoin de cette année. Supportons-nous simplement. » D’abord, ils s’étaient promis de seulement « se tolérer ». Mais, derrière les piques et les silences, une douleur commune affleurait.
Peu à peu, un lien se tissa. Semion devint son soutien discret : il l’aidait dans les tâches quotidiennes, veillait sur elle et sur l’enfant à naître.
Le jour de l’accouchement, il resta à ses côtés sans faillir, sa main serrée dans la sienne. Ce fut alors que Larissa comprit : elle l’aimait.
Deux ans passèrent. Le délai imposé par le testament prit fin, mais ils ne se séparèrent pas.
Ensemble, ils élevaient leur fille Marina, construisaient une maison et une nouvelle vie. Un jour, le hasard remit Kolia sur leur chemin. Mais cette rencontre montra à Larissa combien elle avait changé.
Désormais, à ses côtés se tenait Semion — sa force, sa protection, sa famille. Elle savait, au fond d’elle-même, que tout s’était accompli comme il devait.
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