Trois personnes ont été tuées, lundi, dans une mosquée de San Diego, en Californie, après l’intrusion de deux tireurs présumés qui ont été retrouvés morts non loin du lieu de culte. L’attaque a provoqué la sidération au sein d’une communauté musulmane qui se mue dans le recueillement.
Publié le : 20/05/2026 – 09:21
Modifié le : 20/05/2026 – 12:03
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FRANCE 24
L’imam Taha Hassane prend dans ses bras une personne lors d’une veillée organisée le lendemain d’une fusillade, devant le Centre islamique de San Diego, le mardi 19 mai 2026, à San Diego
L’imam Taha Hassane prend dans ses bras une personne lors d’une veillée organisée le lendemain d’une fusillade, devant le Centre islamique de San Diego, le mardi 19 mai 2026, à San Diego. © AP Photo, Jae C. Hong – Jae C. Hong
Après la fusillade mortelle, le temps des questions. Trois personnes ont été tuées, lundi 18 mai, dans une mosquée de San Diego, en Californie, après l’intrusion de deux tireurs présumés qui ont été retrouvés morts non loin du lieu de culte.
Une attaque qui suscite la sidération au sein de la communauté musulmane qui n’avait jamais été confrontée à un tel niveau de violence.
Les participants réagissent en écoutant un discours prononcé lors d’une veillée, au lendemain d’une fusillade, devant le Centre islamique de San Diego, le mardi 19 mai 2026, à San Diego
Les participants réagissent en écoutant un discours prononcé lors d’une veillée, au lendemain d’une fusillade, devant le Centre islamique de San Diego, le mardi 19 mai 2026, à San Diego. © Jae C. Hong, AP
“Difficile de croire que c’est réel”
Devant la mosquée de San Diego où son père a été abattu avec deux autres fidèles par deux adolescents, Ramzy a le regard perdu dans le vide, assis sur le capot d’une voiture.
Pour lui, comme pour beaucoup de musulmans du quartier, la tragédie traitée comme une attaque islamophobe par la police n’a aucun sens.
“Tout le monde est vraiment sous le choc, c’est difficile de croire que c’est réel”, confie mardi à l’AFP ce jeune brun, sans donner son nom complet.
“On est tous encore en train d’essayer de comprendre ce qui se passe”, ajoute-t-il, la gorge serrée, incapable de poursuivre.
Son père était le mari d’une professeure du Centre islamique, qui regroupe une école et la plus grande mosquée de cette métropole californienne de 1,4 million d’habitants.
Lorsqu’il a entendu les coups de feu lundi, il s’est précipité pour tenter de protéger les enfants en classe, raconte-t-il. Un réflexe qui lui a coûté la vie. L’agent de sécurité et le concierge du lieu de culte ont également été tués. Le Centre islamique rend hommage à ces “trois héros” sur son site Internet.
Des motivations à éclaircir
Les auteurs présumés de ces crimes sont deux adolescents de 17 et 18 ans dont les motivations restent nébuleuses. Ils ont été identifiés par la police comme étant Cain Clark et Caleb Vazquez.
Cain Clark suivait des cours en ligne au lycée à cinq minutes en voiture de la mosquée, selon les médias locaux.
Il avait été signalé le matin même par sa mère, qui avait alerté la police en expliquant qu’il était parti avec sa voiture et des armes à elle, avec son ami en tenue de camouflage.
Pourquoi ce duo, qui semble s’être suicidé avant l’arrivée des policiers, a-t-il visé la mosquée ? Et puisque la police évoque un “discours de haine”, qu’avaient-ils contre l’islam ?
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