En Gironde, en plein cœur des incendies de juillet 2026, une piscine en PVC bleu ciel trône intacte au milieu d’un jardin noirci. L’image, filmée puis largement reprise sur les réseaux sociaux, fascine : maisons détruites, arbres calcinés, et ce rectangle turquoise qui semble hors du chaos. De là à y voir une preuve mystérieuse, il n’a fallu que quelques heures.
Sur les réseaux, beaucoup relient cette scène à la théorie du bleu, déjà vue après les feux de Paradise en 2018, à Hawaï en 2023, au Chili en 2024 ou près de Los Angeles. Même scénario : un objet ou un bâtiment bleu épargné, et l’idée qu’il résisterait aux flammes ou pire, à des lasers secrets. La photo de la piscine girondine nourrit exactement ce récit.
La “théorie du bleu”, un complot qui aime les images chocs
Au cœur de cette théorie, une accusation : les incendies ne seraient pas naturels mais provoqués par des armes à énergie dirigée, souvent désignées sous l’acronyme DEW. Ces armes tireraient des rayons capables d’enflammer sélectivement des zones, tout en “respectant” les objets bleus qui deviendraient soudain protecteurs. Peindre son toit en bleu est ainsi présenté comme une parade.
Une vidéo virale, vue plus de 1,8 million de fois sur X, montre par exemple un homme repeignant le toit de sa maison en bleu en expliquant que cette couleur appartiendrait à Dieu et serait donc épargnée. Ce mélange de références religieuses, de technologie militaire et d’images spectaculaires séduit. Mais il ne repose sur aucune preuve matérielle.
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